Je suis là, dans le demi-sommeil, nu sur notre lit.
Je sens le jour se poser sur mes paupières fermées.
J'apprécie cet instant avant d'entamer la journée.
Les hirondelles trissent dans le ciel, pleines de vie.
Je sens ta main effleurer ma cuisse, je frémis,
Puis sur le dessus, elle vient se poser lentement.
Un doigt effleure mon sexe déjà frémissant,
Tous mes sens en éveil, attendent ce qui suit.
Ta main s'empare de mon phallus qui se raidit.
Peu à peu, il relève la tête; je sens le sang affluer
Tout le long de ma tige si fièrement dressée,
Tandis que ta main sur tout mon corps s'enfuit.
Elle glisse, légère, sur mon ventre, mes seins,
S'empare du bout des doigts de mes tétons,
Pour les titiller; de véritables petits boutons
Qui déclenchent un frisson dans mes reins.
À ses tout premiers amours, ta main revient
Pour s'emparer fermement de ma verge tendue
Vers le ciel de notre chambre; elle attend son dû.
Tu l'enveloppes pour satisfaire ton dessein.
Tu fais aller et venir mon prépuce sur le gland.
Ton mouvement est ample de bas en haut,
Je me délecte et je garde encore les yeux clos.
Mon corps en entier devient ce sexe impatient.
Du bout des doigts, tu pinces mon prépuce
Pour me faire réagir, tu sais ce qui me plaît
Et me fait gémir; à ce petit jeu, tu te complais.
Pour m'exaspérer, tu connais les astuces.
Mon sexe est devenu l'épicentre de mon corps,
Il s'est emparé de mon cerveau hypnotisé.
Je ne suis plus qu'à l'écoute de sa volonté,
Qui parcourt ma chair haletante encore et encore.
Je te sens bouger contre moi sans sourciller,
Une chaleur humide enveloppe mon membre,
Du plaisir ultime, je suis dans l'antichambre.
Ta bouche expérimentée me fait vibrer.
Mon corps se cambre pour mieux m'y enfoncer.
Ma main se pose sur ta tête pour la maîtriser,
C'est une ferme invitation pour continuer
Cette expérience sensorielle par toi sublimée.
Puis, sans formalités, tu reprends de plus belle
Le va-et-vient ample et ferme de ta main.
Je l'accompagne de mes coups de reins,
Puis je finis par t'abandonner ma citadelle.
Le rythme s'accélère, mes couilles battent l'air,
Ma verge se cabre à la recherche du final.
C'est vraiment la toute fin du cérémonial,
Ta main s'emballe sur ce morceau de chair.
J'essaie de retenir mon plaisir imminent,
Mais l'issue est sans appel, je m'en libère.
Pour un instant, je ne touche plus terre
Mon foutre s'épanche généreusement.
Tu continues ton œuvre méthodiquement,
Même si mon sexe devient douloureux.
Tu me presses d'un baiser amoureux,
Mon esprit vagabonde dans les limbes, inconscient.
J'ouvre les yeux sur ce jour,
Reconnaissant de le vivre avec toi.
Christian Bailly
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21/08/2026