vendredi 19 juin 2026

Comme des fous

 

Autoportrait


Et si l'on baisait comme des fous,

Comme des bêtes sauvages !

Soyons tour à tour femelle ou mâle,

Offrons-nous telle une chienne en chaleur

Ou baisons comme un étalon en rut...

 



Gémissons de douleur,

Geignons de plaisir

Ou grognons de satisfaction ;

Alors, nous en redemandons,

Ou nous en redonnons,

Pour lire dans les yeux de l'autre

Le contentement de prendre ou d'être pris...

Ce bonheur n'a pas de prix.

C'est la récompense d'aimer et d'être aimé...

 



Alors, quand nos corps se libèrent

De leurs besoins de sexe,

Rien d'autre au monde ne compte,

Que de voir,

Que de sentir l'autre jouir...

S'épancher avec la rage de l'amour.

 



Libérons cette onde venue tout droit

Des abysses de nos entrailles.

Délivrons-nous de notre magma

Déchargeons-nous

Ou sentons notre chair envahie,

Submergée.

 


En duo, laissons échapper

Notre râle de bêtes  fauves...

Puis, à bout de souffle,

Hors d'haleine,

Affalons-nous

Pour doucement nous éteindre

Et connaître le coma du plaisir...






Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
19/06/2026

jeudi 14 mai 2026

L'origine du monde

 



 

Si vous voulez bien vous pencher sur l'Origine du monde,

Si vous acceptez d'en percer le mystère pour le découvrir,

Vous verrez qu'il vaut bien plus que la Joconde,

Et vous souffrirez de ne pas avoir la chance d'en jouir.

 

Comme nul autre pareil, ce trésor  convoité saura vous ravir,

Vous troubler peut-être, mais ce sera pour la bonne cause.

Il vous offrira bien plus que ce que peut offrir une maison close,

Il sait se donner généreusement  à qui sait bien s'en servir.

 

Ne doutez pas de son humilité ni de ses compétences,

Certes il a traversé les âges, mais fort de son expérience,

Il saura se faire valoir, vous prouver son savoir-faire.

 

À l'instant suprême de son apothéose, il irradie,

Quand, serein, l'aube se lève sur l'Origine du monde.

Vibrant de vie, pour lui, c'est l'heure la plus féconde

 

Les pudibonds détournent le regard,

 les imbéciles rient sous cape

mais les âmes libres, elles, savent l’adorer.


Christian Bailly

Tous droits réservés

14/05/2026

mercredi 13 mai 2026

Abandon amoureux

 

Dessin et mise en page Stéphane Gourion






Nos âmes conquises

ne cachent pas leurs aspirations.

Nos caresses exquises

trahissent nos intentions.



Nos cœurs dépouillés

révèlent notre amour.

Nos corps dénudés

n'éclipsent rien de nos atours.

Dessin: Stéphane Gourion


Nos chairs enflammées

ne maîtrisent plus leurs désirs.

De nos sexes surexcités

s'épanouissent nos plaisirs.



Nos cœurs repus

ne cachent pas leur joie.

Nos chairs rompues

s'apaisent sous la soie.




De silencieux mots d'amour.

nos yeux se murmurent.

Nos bouches, à court de discours,

connaissent du baiser, la brûlure.


Lin Jun-Liang 



Christian Bailly

Tous droits réservés

08/02/2014

Revisité le 06/03/2026

dimanche 3 mai 2026

Noce de cire

 


 

Nous partons nous promener sous la charmille.


Alors que nous avons encore les papilles


Tout émoustillées par notre déjeuner,


Pour profiter de cet après-midi ensoleillé.





 

Toute la nature semble fêter cet événement,


En cadeau, elle nous offre ce printemps,


Et l'abondance de sa renaissance,


Nous convie ardemment à faire bombance.






 Nous sommes sensibles à ce qui nous est offert,


À son écoute, nos corps vibrent de concert.


Nous traversons le pré semé de boutons d'or.


Nous ne pouvions rêver plus harmonieux décor.




 

Guidés par notre amour, nous trouvons un gîte


Pour laisser s'exprimer ce désir qui nous habite.


À nos pieds, un lit moelleux d'herbe grasse


S'offre à nous ; à nos yeux, il trouve grâce.



 



Déjà, mes mains s'égarent entre tes cuisses,


Puis s'attardent tandis que ton jean glisse,


Libérant ton sexe tendu vers l'horizon.


Je t'affranchis de ton polo sans façon.





 

Nu, tu prends la pose ; je grave quelques images,


Témoins de cet instant qui n'est pas un mirage.


Je sens les effets imminents de ce jeu amoureux.


Je sais ce que tu aimes et de moi ce que tu veux.





 

Je te rejoins dépouillé de mes oripeaux.


J'égare mes caresses et mes baisers sur ta peau.


Nous nous livrons à un corps-à-corps fougueux,


Jusqu'à l'extinction de nos cierges victorieux.





Sur l'herbe tendre, nous restons affalés,


Goûtant au bonheur d'une jeunesse retrouvée.


Tout le monde est à la fête, dans la canopée,


Complice, il nous offre, de son concert, l'exclusivité.





 

Tous deux enlacés, nous savourons cette félicité.


Bien sûr, sur nous deux les années ont passé,


Mais ne sommes-nous pas des jeunes mariés


Heureux de partager à jamais nos destinées ?





 Finalement, nous quittons le pré le cœur léger


D'avoir célébré à notre façon cette quatrième année,


Avant de fêter nos quatorze ans de vie commune,


Et nos vingt ans d'amour, né au clair de lune.





Texte et photos Christian Bailly


Tous droits réservés

23/04/2026

jeudi 2 avril 2026

Royaume d'Hadès


Je subis


les bourrasques de tes baisers,

Ils annoncent

sur mon corps, de ton amour viril,

l'ouragan.





J'attends

la tempête de tes caresses.

J'espère

les dégâts de la vague furieuse

de tes mains.




Je me plie

docilement à ta volonté,

sans résistance.

J'espère

les ravages de ton sexe

que ton désir exacerbe.





Je veux

Que mes entrailles frémissantes

se convulsent,

deviennent

l'œil du cyclone

de ta copieuse jouissance.





Il me plaît

de servir la réalité de tes attentes

de celles de ton sexe,

et de boire

à genoux,

à la fontaine de tes désirs.




Goûter,

le flot de ton épanchement généreux,

me délecter

jusqu'à la dernière goutte, de ton plaisir.






Ressentir,

tout ce qu'il y a de sauvage

et de mâle en toi,

et t'emporter avec moi,

dans un dernier sursaut,

au royaume d'Hadès.





Texte et photos Christian Bailly 

Tous droits réservés

02/04/2026

vendredi 6 mars 2026

Abandon amoureux

 


Nos âmes conquises

ne cachent pas leurs aspirations.

Nos caresses exquises

trahissent nos intentions.





Nos cœurs dépouillés

révèlent notre amour.

Nos corps dénudés

n'éclipsent rien de nos atours.





Nos chairs enflammées

ne maîtrisent plus leurs désirs.

De nos sexes surexcités

s'épanouissent nos plaisirs.




Nos cœurs repus

ne cachent pas leur joie.

Nos chairs rompues

s'apaisent sous la soie.





De silencieux mots d'amour.

nos yeux se murmurent.

Nos bouches, à court de discours,

connaissent du baiser, la brûlure.






Christian Bailly

Tous droits réservés

08/02/2014

Revisité le 06/03/2026

mardi 3 mars 2026

Onde fulgurante

 




Ton sexe exalté

saccage mon cul,

au rythme saccadé

de tes coups de rein.

Il m'envahit, me pille,

c'est un martyr

autant qu' une grâce.





Tu investis le secret

de mon corps affable,

tu crois me faire tien

mais je te fais mien.

Tu crois me prendre,

Et pourtant, c'est moi

qui te possède bel et bien.




Ta virilité me fouille,

transgresse mon intime,

laboure mes profondeurs.

Ta vigueur de mâle

retourne mon sillon

pour venir y déposer,

ta semence opalescente.





Je confisque ton sexe,

en feu dans mon antre.

J'engloutis ta chair,

en extrait le nectar

Et vois aboutir

mon plaisir.




En salves, tu déposes

la mitraille

de ta jouissance.

Une onde fulgurante

parcourt mes entrailles,

Mon corps

connaît l'extase.



Pour un instant sublimé,

par nos corps fusionnés

nous ne faisons qu'un...




Christian Bailly

Tous droits réservés

28/02/2026

samedi 14 février 2026

Abjuration

 


Oh oui, pénètre-moi
Mon amour !
Pénètre ce cul,
il s'offre à toi,
comme une fleur
prête à éclore…

Visite-le,
avec ta queue,
enfonce-la,
défonce-le.

Je te cède
ma citadelle
en flamme…
Pillonne-la,
saccage-la !

Oh oui, pénètre-moi
Mon amour !
Pénètre ce cul,
il s'offre à toi,
comme une fleur
prête à éclore…

Visite-le,
avec ta queue,
enfonce-la,
défonce-le.


Je te cède
ma citadelle
en flamme…
Pillonne-la,
saccage-la !


Fais-moi
gémir,
geindre,
crier,
pleurer,
fais de moi
un martyre…

Fais jouir mon cul…
au prix de la douleur,
jusqu'à ce que je t'implore…

Encore !
Encore !
Pour sentir
le mascaret
de ta jouissance
noyer mon cul.

Jusqu'à ce que débordent
les larmes de ton corps
et que je meure
de plaisir.

Jusqu'à ce que ton désir
s'éteigne en moi
comme une petite flamme
sous la brise du soir...

Fais-moi
gémir,
geindre,
crier,
pleurer,
fais de moi
un martyre…

Fais jouir mon cul…
au prix de la douleur,
jusqu'à ce que je t'implore…

Encore !
Encore !
Pour sentir
le mascaret
de ta jouissance
noyer mon cul.

Jusqu'à ce que débordent
les larmes de ton corps
et que je meure
de plaisir.



Jusqu'à ce que ton désir
s'éteigne en moi
comme une petite flamme
sous la brise du soir...


Christian Bailly

Tous droits réservés

06/02/2026