vendredi 4 septembre 2026

Gratitude

 


 

Je suis là, dans le demi-sommeil, nu sur notre lit.

Je sens le jour se poser sur mes paupières fermées.

J'apprécie cet instant avant d'entamer la journée.

Les hirondelles trissent dans le ciel, pleines de vie.

 


Je sens ta main effleurer ma cuisse, je frémis,

Puis sur le dessus, elle vient se poser lentement.

Un doigt effleure mon sexe déjà frémissant,

Tous mes sens en éveil, attendent ce qui suit.

 


Ta main s'empare de mon phallus qui se raidit.

Peu à peu, il relève la tête; je sens le sang affluer

Tout le long de ma tige si fièrement dressée,

Tandis que ta main sur tout mon corps s'enfuit.

 

Elle glisse, légère, sur mon ventre, mes seins,

S'empare du bout des doigts de mes tétons,

Pour les titiller; de véritables petits boutons

Qui déclenchent un frisson dans mes reins.

 

À ses tout premiers amours, ta main revient

Pour s'emparer fermement de ma verge tendue

Vers le ciel de notre chambre; elle attend son dû.

Tu l'enveloppes  pour satisfaire ton dessein.



 

Tu fais aller et venir mon prépuce sur le gland.

Ton mouvement est ample de bas en haut,

Je me délecte et je garde encore les yeux clos.

Mon corps en entier devient ce sexe impatient.

 

Du bout des doigts, tu pinces mon prépuce

Pour me faire réagir, tu sais ce qui me plaît

Et me fait gémir; à ce petit jeu, tu te complais.

Pour m'exaspérer, tu connais les astuces.

 

Mon sexe est devenu l'épicentre de mon corps,

Il s'est emparé de mon cerveau hypnotisé.

Je ne suis plus qu'à l'écoute de sa volonté,

Qui parcourt ma chair haletante encore et encore.

 Je te sens bouger contre moi sans sourciller,

Une chaleur humide enveloppe mon membre,

Du plaisir ultime, je suis dans l'antichambre.

Ta bouche expérimentée me fait vibrer.

 

Mon corps se cambre pour mieux m'y enfoncer.

Ma main se pose sur ta tête pour la maîtriser,

C'est une ferme invitation pour continuer

Cette expérience sensorielle par  toi sublimée.

 

Puis, sans formalités, tu reprends de plus belle

Le va-et-vient ample et ferme de ta main.

Je l'accompagne de mes coups de reins,

Puis je finis par t'abandonner ma citadelle.

 

Le rythme s'accélère, mes couilles battent l'air,

Ma verge se cabre à la recherche du final.

C'est vraiment la toute fin du cérémonial,

Ta main s'emballe sur ce morceau de chair.

 

J'essaie de retenir mon plaisir imminent,

Mais l'issue est sans appel, je m'en libère.

Pour un instant, je ne touche plus terre

Mon foutre s'épanche généreusement.

 

Tu continues ton œuvre méthodiquement,

Même si mon sexe devient douloureux.

Tu me presses d'un baiser amoureux,

Mon esprit vagabonde dans les limbes, inconscient.


 

J'ouvre les yeux sur ce jour,

Reconnaissant de le vivre avec toi.


Christian Bailly

Tous droits réservés

21/08/2026

samedi 25 juillet 2026

Accord

 

 

Pour clore l'accord

de nos corps à corps

tu te vides de ta sève.


 


Elle se répand

sur la terre de ma chair

terrassée par l'effort.


 


Comme un arbre foudroyé,

tu tombes,

emporté par la petite mort,

dans un éclair sublimé.

 


 


Ma chair s'est déchirée

pour laisser s'échapper,

de ma  plaie béante,

la vie qui couvait en moi.




Près de toi, mon corps,

paralysé par la douleur

d'aimer et d'être aimé

s'endort.


Je sombre dans le bonheur

de t'aimer 




Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

25/05/2026

dimanche 12 juillet 2026

Ma raison d'être

 





Quel est ce voluptueux sentiment qui envahit mon cœur,

Au point de ne plus savoir où je vis, ni à quelle heure.

Quel est ce tourment qui agace gentiment mon esprit,

Au point de ne plus vraiment savoir qui je suis






Quelle est cette quête inlassable qui nuit et jour me hante,

Au point de ne plus pouvoir divorcer de cette force aliénante.

Quel est cet impertinent appétit qui trouble tant ma chair,

Au point de ne plus me contenter de mes plaisirs solitaires.







Quel est ce feu secret qui se consume dans mes entrailles,

Sans me laisser la moindre chance de gagner cette bataille.

Quelle est cette étoile qui illumine jour après jour mon ciel

Et ne fait pleuvoir sur moi qu'un bonheur sans pareil.






Je vous le dis à vous, Ô mon Amour, mon très Cher Amour

Dans le secret de votre alcôve, je vous fais ce long discours

Je vous avoue, là, sans plus tarder, l'objet de mes tourments

N'est rien d'autre que vous, à qui je voue de nobles sentiments.







Vous et votre façon d'être si précieuse, si exceptionnelle, pour moi,

Vous et votre âme qui obsèdent mon âme, qui se donnent à moi,

Vous et votre corps qui hantent ma chair et lui offrent tant d'émois,

Vous qui êtes devenu ma seule raison d'être, d'assumer mon choix.






Ô mon Amour, mon tendre Amour, l'unique objet de ma foi,

Faut-il que je vous aime pour le chanter ainsi sur tous les toits,

Faut-il que je vous aime pour vous confier ma destinée,

Ce qui était depuis si longtemps, aux yeux de tous, dissimulé.





Pour vous, je me suis dévoilé, sans pudeur, ni honte, ni regret.


Pour l'amour de vous, je veux être celui que j'ai toujours été.


Je vous offre, ma réalité, celle que j'ai eue tant de mal à porter


Pour la plus belle raison qui soit, vous êtes ma raison d'exister.





Christian Bailly
Tous droits réservés
10/01/2012
Revisité le 06/07/2026

vendredi 19 juin 2026

Comme des fous

 

Autoportrait


Et si l'on baisait comme des fous,

Comme des bêtes sauvages !

Soyons tour à tour femelle ou mâle,

Offrons-nous telle une chienne en chaleur

Ou baisons comme un étalon en rut...

 



Gémissons de douleur,

Geignons de plaisir

Ou grognons de satisfaction ;

Alors, nous en redemandons,

Ou nous en redonnons,

Pour lire dans les yeux de l'autre

Le contentement de prendre ou d'être pris...

Ce bonheur n'a pas de prix.

C'est la récompense d'aimer et d'être aimé...

 



Alors, quand nos corps se libèrent

De leurs besoins de sexe,

Rien d'autre au monde ne compte,

Que de voir,

Que de sentir l'autre jouir...

S'épancher avec la rage de l'amour.

 



Libérons cette onde venue tout droit

Des abysses de nos entrailles.

Délivrons-nous de notre magma

Déchargeons-nous

Ou sentons notre chair envahie,

Submergée.

 


En duo, laissons échapper

Notre râle de bêtes  fauves...

Puis, à bout de souffle,

Hors d'haleine,

Affalons-nous

Pour doucement nous éteindre

Et connaître le coma du plaisir...






Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
19/06/2026

jeudi 14 mai 2026

L'origine du monde

 



 

Si vous voulez bien vous pencher sur l'Origine du monde,

Si vous acceptez d'en percer le mystère pour le découvrir,

Vous verrez qu'il vaut bien plus que la Joconde,

Et vous souffrirez de ne pas avoir la chance d'en jouir.

 

Comme nul autre pareil, ce trésor  convoité saura vous ravir,

Vous troubler peut-être, mais ce sera pour la bonne cause.

Il vous offrira bien plus que ce que peut offrir une maison close,

Il sait se donner généreusement  à qui sait bien s'en servir.

 

Ne doutez pas de son humilité ni de ses compétences,

Certes il a traversé les âges, mais fort de son expérience,

Il saura se faire valoir, vous prouver son savoir-faire.

 

À l'instant suprême de son apothéose, il irradie,

Quand, serein, l'aube se lève sur l'Origine du monde.

Vibrant de vie, pour lui, c'est l'heure la plus féconde

 

Les pudibonds détournent le regard,

 les imbéciles rient sous cape

mais les âmes libres, elles, savent l’adorer.


Christian Bailly

Tous droits réservés

14/05/2026