jeudi 14 mai 2026

L'origine du monde

 



 

Si vous voulez bien vous pencher sur l'Origine du monde,

Si vous acceptez d'en percer le mystère pour le découvrir,

Vous verrez qu'il vaut bien plus que la Joconde,

Et vous souffrirez de ne pas avoir la chance d'en jouir.

 

Comme nul autre pareil, ce trésor  convoité saura vous ravir,

Vous troubler peut-être, mais ce sera pour la bonne cause.

Il vous offrira bien plus que ce que peut offrir une maison close,

Il sait se donner généreusement  à qui sait bien s'en servir.

 

Ne doutez pas de son humilité ni de ses compétences,

Certes il a traversé les âges, mais fort de son expérience,

Il saura se faire valoir, vous prouver son savoir-faire.

 

À l'instant suprême de son apothéose, il irradie,

Quand, serein, l'aube se lève sur l'Origine du monde.

Vibrant de vie, pour lui, c'est l'heure la plus féconde

 

Les pudibonds détournent le regard,

 les imbéciles rient sous cape

mais les âmes libres, elles, savent l’adorer.


Christian Bailly

Tous droits réservés

14/05/2026

mercredi 13 mai 2026

Abandon amoureux

 

Dessin et mise en page Stéphane Gourion






Nos âmes conquises

ne cachent pas leurs aspirations.

Nos caresses exquises

trahissent nos intentions.



Nos cœurs dépouillés

révèlent notre amour.

Nos corps dénudés

n'éclipsent rien de nos atours.

Dessin: Stéphane Gourion


Nos chairs enflammées

ne maîtrisent plus leurs désirs.

De nos sexes surexcités

s'épanouissent nos plaisirs.



Nos cœurs repus

ne cachent pas leur joie.

Nos chairs rompues

s'apaisent sous la soie.




De silencieux mots d'amour.

nos yeux se murmurent.

Nos bouches, à court de discours,

connaissent du baiser, la brûlure.


Lin Jun-Liang 



Christian Bailly

Tous droits réservés

08/02/2014

Revisité le 06/03/2026

dimanche 3 mai 2026

Noce de cire

 


 

Nous partons nous promener sous la charmille.


Alors que nous avons encore les papilles


Tout émoustillées par notre déjeuner,


Pour profiter de cet après-midi ensoleillé.





 

Toute la nature semble fêter cet événement,


En cadeau, elle nous offre ce printemps,


Et l'abondance de sa renaissance,


Nous convie ardemment à faire bombance.






 Nous sommes sensibles à ce qui nous est offert,


À son écoute, nos corps vibrent de concert.


Nous traversons le pré semé de boutons d'or.


Nous ne pouvions rêver plus harmonieux décor.




 

Guidés par notre amour, nous trouvons un gîte


Pour laisser s'exprimer ce désir qui nous habite.


À nos pieds, un lit moelleux d'herbe grasse


S'offre à nous ; à nos yeux, il trouve grâce.



 



Déjà, mes mains s'égarent entre tes cuisses,


Puis s'attardent tandis que ton jean glisse,


Libérant ton sexe tendu vers l'horizon.


Je t'affranchis de ton polo sans façon.





 

Nu, tu prends la pose ; je grave quelques images,


Témoins de cet instant qui n'est pas un mirage.


Je sens les effets imminents de ce jeu amoureux.


Je sais ce que tu aimes et de moi ce que tu veux.





 

Je te rejoins dépouillé de mes oripeaux.


J'égare mes caresses et mes baisers sur ta peau.


Nous nous livrons à un corps-à-corps fougueux,


Jusqu'à l'extinction de nos cierges victorieux.





Sur l'herbe tendre, nous restons affalés,


Goûtant au bonheur d'une jeunesse retrouvée.


Tout le monde est à la fête, dans la canopée,


Complice, il nous offre, de son concert, l'exclusivité.





 

Tous deux enlacés, nous savourons cette félicité.


Bien sûr, sur nous deux les années ont passé,


Mais ne sommes-nous pas des jeunes mariés


Heureux de partager à jamais nos destinées ?





 Finalement, nous quittons le pré le cœur léger


D'avoir célébré à notre façon cette quatrième année,


Avant de fêter nos quatorze ans de vie commune,


Et nos vingt ans d'amour, né au clair de lune.





Texte et photos Christian Bailly


Tous droits réservés

23/04/2026