vendredi 17 octobre 2025

Vieille souche

 


 

La vie m'a évidé

De toute envie,

De tout désir,

De toute sève,

Et de cette ardeur

Qui brûlait en moi.




La vie m'a évidé

De toute volonté,

De tout espoir,

De tous mes rêves

D'adolescent naïf

Devenu sage

Sous la contrainte

Des années passées.






La vie m’a évidé

De toute ma vitalité,

De toute mon énergie,

De cette résistance,

Qui me tenait debout,

Face à l'adversité

Contre vent et marée.




La vie m'a évidé

De ma substance,

De l'essence même,

Qui faisait de moi

Ma réalité absolue,

Ma raison d’être.




La vie m'a évidé

Pour ne me laisser

Qu'une peau ridée,

Une âme déchue,

Un cœur évanescent,

Un corps délabré.



Le soleil me caresse

De ses rayons sagaces,

Il traverse mon corps,

Devenu imperturbable,

Indifférent aux plaisirs,

À la vie, comme à la mort.




Désormais, je ne suis

Qu'un corps debout,

Qui résiste au temps,

Un corps transparent,

Qui peu à peu s'effrite,

Pour naître poussière.




La vie m'a évidé...

Et le monde, sourd,

À mon désespoir

Continue de tourner...

Pour lui, je ne suis plus

Qu’une vieille souche !







Texte et Photos Christian Bailly

Tous droits réservés

27/10/2024

Chers Amis...

 






Chers Amis...

Je suis heureux de vous offrir cette minute de sérénité...

Cet instant solennel...

Tout comme moi, profitez de ce moment où rien d'autre n'existe...

Où la pensée s'efface,

Où le monde se volatilise,

Se dilue dans ce bain de jouvence...

Alors plus rien d'autre ne compte...




Que ce face-à-face sublime de l'Homme dépouillé de ses oripeaux et de la Mer,

Que cet instant exclusif où l'on fait la paix avec soi-même...

Que ce grondement magistral qui couvre le bruit des bombes

Que ce temps suspendu à vénérer cette magnificence...

Instant magique à nul autre pareil...

Où l'on peut contempler, de la création, le prodige.




Christian Bailly
Tous droits réservés
01/11/2024




vendredi 10 octobre 2025

Rubicon

 


Un mâle,

Un peu brutal,

Qui se dévoile,

Avec du poil.

Brut de décoffrage

Disposé au dressage.





Un dur à cuire,

Enrubanné de cuir.

Je fonds,

Et je franchis le Rubicon...


 




J'en fais mon seigneur,

Je suis son serviteur.

Il est mon maître, pas grave,

Je veux bien être son esclave,

Et même devenir sa chose.

Pourvu qu'il ose !


 



Christian Bailly

Tous droits réservés

22/08/2025

mercredi 8 octobre 2025

Un jour, le vent les emportera

 


 

Nos rêves contrariés ou exaucés,

Toutes nos chimères et nos projets,

Un jour, le vent les emportera.

 

Nos combats et nos résistances,

Ce qui guidait alors notre existence,

Un jour, le vent les emportera.

 

Il emportera nos idées occultées,

Et celles farouchement exprimées,

Nos esprits rebelles et indomptés.

 

Le refrain répété de nos chants d'amour,

Nos serments renouvelés pour toujours,

Un jour, le vent les emportera.

 


Il emportera de nos destins mêlés,

Les vestiges de nos baisers passionnés

Et ceux de notre tendresse empressée.

 

Le parfum doucereux de nos amours,

À l'aurore épurée d'un nouveau jour,

Un jour, le vent les emportera.


 

Les plaintes de nos plaisirs au réveil,

Sur nos draps séchés au soleil,

Un jour, le vent les emportera.

 

Il emportera nos amours interdits,

Vers un monde où tout est permis,

Là, nous ne serons plus des proscrits.

 

Sur le sable hospitalier, l'empreinte

De nos corps matures, de nos étreintes,

Un jour, le vent les emportera.




 

Nos corps vétustes partis en poussière,

Orphelins de nos âmes singulières,

Un jour, le vent les emportera.

 

Tout de l'infime trace de notre passage,

De ce qui aura fait de nous un mirage,

Un jour, le vent les emportera.

 

Il emportera la blême luminescence,

De nos étoiles confiées à la providence,

Dans un univers en effervescence.



 

Un jour, le vent mauvais

Nous emportera, à tout jamais…

 

25/09/2025


jeudi 2 octobre 2025

Dans l'ombre



Un rayon de lumière se pose sur ses rondeurs,

Laissant dans l'ombre, l'arme secrète de ses charmes,

Où j'aime égarer mon âme prête à se damner,

Pour assouvir mes désirs de mâle en mal de mâle.





Ses sensuelles opulences courtisent ma concupiscence.

Tout son corps semble attendre la visite de mon vit,

Et s'avance, pour venir au-devant de ma perquisition.

Il m'offre ce cadeau somptueux que la nature lui a fait.






Je viens déposer mes baisers sur ses formes généreuses

Puis sur sa rose déjà humide des rosées de ses désirs.

Au creux de mes reins, naissent les feux de l'amour.

Dont seul son antre intime peut devenir l'éteignoir.





Je le prends d'assaut, comme on prend une forteresse,

Il se rend sans vraiment résister, de toute évidence,

Il attendait d'être vaincu, pour pouvoir se libérer

De ces derniers remords de conscience qui le tenaillent.




Il s'abandonne, comme une vierge, sur le lit nuptial.

Je fais la lumière sur l'ombre où se cachent ses charmes.

Là, j'assouvis mon désir de mâle en mal de mâle,

Tandis que dans un gémissement, s'épanche son plaisir.

 




Christian Bailly

Tous droits réservés

22/09/2025

vendredi 26 septembre 2025

Mon Homme !





Mon homme !



Sur mon chemin de vie,

Après tout ce temps à attendre,

À en rêver sans oser espérer,

À espérer sans oser en rêver,

Je devais bien finir par rencontrer, un jour, un homme.

Mon homme !



Un homme dont je ne pouvais que tomber amoureux,

À en perdre la tête, et pour qui affronter ma réalité.

Un homme à qui faire une promesse devant les hommes,

Pour la vie, envers et contre tout, pour le pire et le meilleur.

Un homme à qui offrir aveuglément mon âme et plus encore.

Un homme avec qui partager mes folies et mes délires.

Cet homme, ce ne pouvait être que toi.

Mon homme !



Avec qui d'autre pourrais-je être aussi heureux,

Alors que j'ai parcouru plus de la moitié de mon destin,

Pour arriver jusqu'à toi et embrasser ta destinée ?



Mon Amour !

Je ne vois aucun autre homme avec qui je puisse être aussi bien.

Je ne vois aucun autre creux d'épaule où poser ma tête que le tien.

Je ne vois pas d'autres bras où me sentir plus rassuré que les tiens.

Je ne vois aucun cœur aussi doux et aimant à qui offrir le mien,



Je ne vois aucun corps avec qui être autant en communion.

La seule main à qui je veux donner la mienne, c'est la tienne.

Pour le reste de mes jours et pour le reste de mes nuits à vivre,

Puisque je t'aime...

Puisque tu es l'homme de ma vie !





Texte et Illustrations: Christian Bailly

Tous droits réservés

28/08/2025
 

mercredi 24 septembre 2025

Cette nuit…




Cette nuit, sur ton oreiller, j'ai retrouvé ton odeur,

Mais de ton corps amoureux, il me manquait la saveur.

Je l'ai retrouvé dans les rêves que tu avais déposés

Après nos ardentes étreintes et nos plaisirs partagés.





Sur ton oreiller, j'ai déposé les larmes de l'absence,

Pour qu'elles éteignent l'insubordination de mes sens.

Mais notre couche exhalait les effluves de nos ébats.

Elle tenait mes désirs en haleine et mon esprit en éveil.



Finalement,



Je me suis laissé envahir par une torpeur voluptueuse,

Où je revivais nos enlacements dans la nuit silencieuse,

Et chaque fait d'armes de nos corps soucieux de plaire.




Alors, enveloppé de cette atmosphère de sensualité,

Le sommeil s'est invité sans appel, pour m'emporter

Vers mes rêves, là où je savais que tu m'attendais.




Texte et photos: Christian Bailly

Tous droits réservés

21/09/2025

dimanche 21 septembre 2025

Bretelles



Que les bretelles tombent,

Que le désir se libère,

Pour qu'on lui succombe.

L'amour ne peut plus se taire...


Sais-tu, l'amour n'a pas d'âge !

À tout moment, il surgit,

Sans prévenir, sans ambages,

Sur nos lèvres fiévreuses, il fleurit.


La vie est bien trop courte,

Ne le laissons pas passer,

Pourquoi faudrait-il s'en priver ?


Profitons du jardin de nos désirs,

Cueillons les roses du plaisir,

Pour ensemble bien vieillir.


Christian Bailly
Tous droits réservés
17/08 2025

lundi 8 septembre 2025

Désolé...

 

Ô Mon Amour

Désolé, si j'ai pris mon temps

Avant d'emprunter le chemin

Qui finirait par me mener jusqu'à toi,

De flâner sur la route

Sans savoir que tu m'étais promis,

De te chercher dans la foule

Alors que tu m'attendais, là, dans la forêt.

 




Mais…

Je suis ravi d'avoir pris le temps

Un soir venu, pour me placer,

En travers de ta route, dans le noir,

D'avoir été nu dans ta lumière,

De te voir si rapidement apprivoisé,

De voir tes désirs se ruer

Sur mon corps pressé d'être assailli.


 

Aussi…

Suis-je heureux d'avoir vu se précipiter

Nos désirs sous la canopée,

Notre bonheur ne pouvait plus attendre.

Je suis heureux d'avoir pris le temps

De tout te donner de moi,

Il était temps pour moi d'être aimé.

Je suis heureux de me rappeler

Cet instant merveilleux de bonheur

Comme si c'était arrivé hier.



 

Ô Mon Amour

Comme je suis heureux, aujourd'hui,

De continuer, sur ce chemin avec toi.

Je t'aime !

 

29/08/2025

samedi 6 septembre 2025

Pour ne pas oublier cet instant



Sur le trait de côte sauvage, nos pas nous guident au loin,

Loin de la foule regroupée sur la plage surveillée avec soins.

La mer s'étire sur le sable qu'elle laisse ferme et mouillée.

Nous nous sentons envahis par un sentiment de liberté.





Sur nos corps nus, les caresses du vent nous donnent des ailes.

Entre les nuages, des rayons de soleil sur nous ruissellent.

Nous nous posons au milieu de nul part, sur le sable chaud,

Face à cette immensité rugissante qui s'offre à nous en cadeau.






Nous ne résistons pas à son appel et lui offrons nos corps soulagés

De tout le poids des contraintes pudibondes de notre société.

De belles vagues nous ondoient comme des nouveaux nés.

Ce bain de jouvence nous fait retrouver notre jeunesse oubliée.






Dans l'onde tumultueuse, nous retrouvons toute notre vigueur,

Mais sa fraîcheur ne circonscrit en rien nos viriles ardeurs.

Le vent coquin nous inspire des désirs impurs et luxurieux.

Les vagues caressantes nous suggèrent des appétits licencieux.





Tu m'enlaces, ta main audacieuse s'égare déjà entre mes fesses.

Tes doigts, dans mes profondeurs entrouvertes, se pressent.

Nous revenons sur le rivage où nous chahutent les flots insolents,

Puis sur le sable sec, nous nous roulons comme des adolescents.





Je fige pour le futur ton corps habillé de particules élémentaires

Venues de la nuit des temps pour se poser sur ton joli derrière,

Sur tes seins, sur ton ventre, ton pubis, tes couilles et ta queue.

Je régale mon appareil photo, et toi, tu te prêtes à mon jeu.






Puis nous retournons dans les flots turbulents pour nous rincer.

J'ai encore en tête mon désir de toi, je ne peux y renoncer.

Sur le bord, en appétit, je me régale volontiers de ton cul salé,

Mais les vagues, elles, n'ont de cesse de venir m'en empêcher.





Résignés, nous retournons sur notre serviette, nous poser.

Tu t'étends sur le ventre, si bien qu'à tes fesses, je ne peux résister.

Gourmand comme je suis, je reprends illico où j'en suis resté.

Je me régale de ce que tu m'offres à discrétion, ta friandise iodée
.





Puis je m'étends sur le dos et tu viens te poser au-dessus de moi,

Pour que je continue, sans tarder, ce que j'ai si bien commencé.

Tu te branles, je me branle, nous sommes l'un de l'autre excités,

Tandis que je sens la caresse du vent sur mes couilles agitées.






Bien sûr, tous ces débordements suffisent, pour arriver à nos fins

Ils font largement l'affaire pour calmer, l'un de l'autre, nos faims.

Alors que ma queue, toute fébrile, répand son plaisir opalescent,

La tienne, tout aussi vive, se vide dans ma bouche copieusement.






Aspergés par nos épanchements, nous allons tous deux nous rincer.

Soulagés de nos désirs opiniâtres, nous nous sentons tout légers.

Tout à nos petites affaires, nous avons oublié le temps qui passe.

Sur le retour, nous laissons sur le sable nos pas que la mer efface.








Texte et photos : Christian Bailly

Tous droits réservés

22/07/2025