Alors que le monde s'oublie dans le sommeil…
Tu m'assailles comme une terre à conquérir,
Tu assièges mon esprit, pour qu'il se rende,
Trop rétif à ton goût, tu me mets à l'amende.
Tu me cloues au nid, je suis piégé.
Tu presses ma poitrine pour me faire sortir les larmes,
Tu lacères mon cœur pour lui faire rendre les armes.
Tu parcours mes veines, lascive,
Tu avives l'étincelle de mon désespoir,
Sur moi, tu as tous les pouvoirs.
De mes terreurs, tu fais la moisson.
Tu fais de moi une terre brûlée.
Mon sens de la réalité, hypnotisé.
Se laisse gagner peu à peu par la torpeur.
Mes yeux se voilent, en moi je ne vois plus,
Les sons se noient, je ne m'entends plus.
Ta tenaille, dans mes entrailles demeure,
J'étouffe. Sur mon lit étendu,
Finalement je m'éteins, par toi vaincu.
Finalement je m'éteins, par toi vaincu.




















