vendredi 22 mars 2019

Extasia





Je veux ne rien voir venir, pour toi mourir en plein bonheur,
Être emporté pour l'empyrée, sans la moindre peur,
De mon devenir, je lui laisse la primeur.



Qu'elle fasse, l'indigne, son labeur !
Ainsi dans l'ardeur
De notre indicible amour, avec grandeur,
Pour l'éternité, j'irais boire
À la coupe du désespoir.



Pour toi, je veux mourir en plein bonheur,
Dans la mort, je ne craindrai plus de te perdre,
Je t'emporterai dans mon cœur,
De la vie, je tairai toutes mes rancœurs.



Trop reconnaissant d'avoir partagé toutes ces riches heures,
Dans la passion de nos sentiments, le désir et la jouissance.

Pour toi, je veux mourir encore débordant de bonheur,
D'appétits insuffisamment assouvis pour l'heure,
Mais certes, pas en sentiments pour toi débiteur.
À mourir pour toi de bonheur, il n'y a point de grandeur !



Cependant, que par ces mots, le souvenir en demeure
Le sacrement de notre amour, de sa splendeur !
Nul ne pourra ainsi détrôner cet amour en fleur…



Mon Amour, laisse-moi partir dans la torpeur
De notre bonheur…
Ne cherche point à retenir mon heure,
Le sens de ma vie n'est que dans l'expression de ce malheur,
Être ce que je suis sans pouvoir afficher cette réalité qui en moi demeure
M'est d'une bien plus grande douleur
Que de semer les larmes et la déconvenue dans les cœurs
De ceux que j'aime…

Pour toi, je veux mourir…
À l'instant précis où tu feras mon bonheur.






Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
19/05/2009


Incandescence des sens



Dans les entrailles de mon corps,
Brûle et brûle encore,
Le feu de l'amour.


Pour toi, un jour, je me suis enflammé,
Un éclair de toi m'a transpercé,
Pour toujours, il me consume.


Depuis, un amour sensuel
Entrave mes ailes.
Je n'ai plus aucun recours.


Mon sang bouillonne,
Répand son incandescence
Dans mon âme en effervescence.



Mon ventre est un volcan
Sans cesse provocant,
Chaque jour en éveil.
Il se dresse fier, terrorisant,
Prêt à laisser s'échapper à temps,
Sa lave fertile.


Seul le temps aura raison de lui,
Quand sera venue pour ma vie,
L'heure de l'ultime voyage.


Alors en douceur, il s'éteindra,
Avec mon corps consumé
Et mon âme en fumée.


De mes cendres… Envolées…
Semées au gré du vent…
Il ne restera de ton amant,
Que Son Amour en toi consommé,

… Pour l'éternité !



Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés
30/04/2009


Harcèlement




Je le sais, ce rêve restera, à jamais, un rêve,
Mon âme harcelée ne connaît point de trêve
Il hante inlassablement mon imagination jour et nuit,
De ses épanchements, fréquemment, il souille le creux de mon lit.



Alors que je me laisse aller, profondément assoupi,
Mon désir s'impose sous ma couette déjà tiédie.
Les images de ton corps dansent sous mes paupières closes,
Sur ta peau douce et frémissante mes doigts se posent.
Dans mon sommeil, mes sens en éveil,
Comme ceux d'un animal en chasse, veillent.



Tous me mènent par le bout du nez.
Que dis-je ! Par le bout de ma vigueur exacerbée !
Je ne t'ai point, là, sous la main, pour abuser
De tes nombreux attraits qui font de moi
L'esclave de mes virils instincts en émoi.



Je rêve de ton écrin, de ton bouton, de sa rosée
Qui feraient le plaisir de mon arrogante fierté.
Sous mes draps la température s'est élevée.
Mon inconscient me laisse gamberger.



Tyranniques, tes  muses sensuelles
N'ont de cesse de harceler ma libido irrationnelle.
En moi tout s'agite, se gonfle, se gorge d'émotion,
Pour combler cette impulsive et impérieuse pulsion,



Pour me libérer de cette noble nocturne pollution,
Par toi seul suggérée, besognée, déclenchée.
Mon corps alors se vide autant que mon âme contentée,
Dans le silence et le secret de la nuit déjà bien avancée.



Le sommeil m'emporte vers de plus paisibles rivages,
Où je te retrouve en toute sérénité, bien plus sage.
Dans ce monde parallèle, alors, avec toi je survis.
Jamais ce rêve ne verra le jour…je me le dis !
Cependant, il remplit mes jours et mes nuits
De ce bonheur que je me sais interdit,
Mais qui, néanmoins, comble ma vie.










Texte et photos de Christian  BAILLY
Tous droits résevés
21/10/2009

mercredi 20 mars 2019

La vague


 Chargée de souvenirs d'horizons lointains
De rencontres fortuites d'âmes perdues
Dans l'immensité de sa mère nourricière,
La voilà, gorgée de vent et de soleil.



Elle éclipse ses sœurs, solennelle et fière.
L'astre lumineux réchauffe sa peau.
Sur sa crête scintillent mille gouttes d'eau
Fécondée par le vent qui la pénètre
Elle se grise du bonheur d'être,
De voir venir les rivages attendus
Après un voyage d'au moins mille lunes.
Vêtue de sa robe de diamants,
Elle danse, s'enfle, se cambre,


Pour mieux s'y reprendre.
Elle s'élance dans le turquoise,
S'accouple avec le firmament.
Grisée par tant de volupté, exaltée,
Elle ignore son trépas annoncé
Au sommet de sa gloire.



Soudain voilà qu'elle plie l'échine,
Se love, enfin se fracasse et s'incline,
Dans un feu d'artifice de lumière
Et un vacarme assourdissant.


La voici, domptée.
Avec une douceur infinie
Sur le rivage, elle vient s'échouer.
Sereine, dans un dernier soupir,
Elle caresse alors, mon corps abandonné
Et me fait sursauter.








C. BAILLY
Tous droits réservés
Photos Christian Bailly
20/08/2009

dimanche 17 mars 2019

La plage
















Sous un soleil de plomb,
Prés de toi, j'arrive.
Allongée, tu m'attends.
À moins que ce soit un autre.






Tu es là, vierge.
Ta peau dorée attend les caresses
De je ne sais quel amant.
Je suis fasciné par tant de beauté.
Debout, je te regarde,
Je t'admire même.



Personne ne t'a foulé de son corps.
Je suis le premier, le tout premier.
Pour m'extasier, je m'agenouille.
Le grain de ta peau est fin.
Tu brûles déjà, tu t'offres.
J'ose enfin t'effleurer de ma main.
Mon toucher entérine pour toi mon désir,



De t'embrasser de tout mon être.
Sans attendre, sur toi, je m'allonge.
C'est divin !
Je suis aux anges !



De mon corps, je te couvre
De tout mon poids, je te pénètre.
Sur toi, peu à peu, je laisse mon empreinte.




La torpeur de l'amant comblé m'envahit.
Sur toi, comme un bien heureux, je m'endors
Sans savoir de quoi sera fait demain.






Textes et photos Christian BAILLY
Tous droits réservés
20/08/2009

Un cœur en hiver

    
















De te voir figé dans la douleur,
Je cherche à réchauffer ton cœur
Glacé par bien trop de rancœur.

































L'hiver brusquement c'est posé sur lui,
Pour une longue nuit d'agonie.
Depuis il bat au ralenti, en survie,




Dans un palais de glace,
Où de guerre lasse,
Il n'espère de la vie aucune volte-face.


Meurtri par tant de froidure,
Dans ton sein la douleur perdure
Creuse ses profondes engelures.


Plus de frisson, ni même de passion,
Mais l'attente d'une sage rémission,
D'une lente et décisive guérison.


De cette douloureuse agonie,
Je voudrais tant être celui qui te guérit
Celui qui sauvera ton cœur endolori,


  


Faire de toi, de mon âme, le seigneur,
De mon corps le profanateur,
Devenir ton humble salvateur,











Pour te faire oublier, de l'hiver, les mauvais tours,
Préparer le Printemps, le retour des beaux jours,
Enfin, te redonner le goût de l'Amour.













Texte et photos de Christian BAILLY
Tous droits réservés
11/02/2010