Je veux ne rien voir venir, pour toi mourir en plein bonheur,
Être emporté pour
l'empyrée, sans la moindre peur,
Qu'elle fasse,
l'indigne, son labeur !
Ainsi dans l'ardeur
De notre indicible
amour, avec grandeur,
Pour l'éternité,
j'irais boire
À la coupe du
désespoir.
Pour toi, je veux
mourir en plein bonheur,
Dans la mort, je ne
craindrai plus de te perdre,
Je t'emporterai dans
mon cœur,
Trop reconnaissant
d'avoir partagé toutes ces riches heures,
Dans la passion de
nos sentiments, le désir et la jouissance.
Pour toi, je veux
mourir encore débordant de bonheur,
D'appétits
insuffisamment assouvis pour l'heure,
Mais certes, pas en
sentiments pour toi débiteur.
Cependant, que par
ces mots, le souvenir en demeure
Le sacrement de notre
amour, de sa splendeur !
Nul ne pourra ainsi
détrôner cet amour en fleur…
Mon Amour, laisse-moi
partir dans la torpeur
De notre bonheur…
Ne cherche point à
retenir mon heure,
Le sens de ma vie
n'est que dans l'expression de ce malheur,
Être ce que je suis
sans pouvoir afficher cette réalité qui en moi demeure
M'est d'une bien plus
grande douleur
Que de semer les
larmes et la déconvenue dans les cœurs
De ceux que j'aime…
À l'instant précis où
tu feras mon bonheur.
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
19/05/2009
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
19/05/2009






























