Liberté ! Ô ! Ma Liberté !
Au temps de mes vertes années,
Je t'avais ingénument égarée
Mais en toute honnêteté,
Pour un amour fourvoyé,
Pour lequel je n'étais pas né.
Je pensais bien t'oublier,
De ma différence, triompher,
Aux conventions, me conformer,
Dans le rang, faire mon entrée.
Mais c'était sans compter
Sur ma nature, ses réalités.
Pendant un temps, j'ai lutté.
J'ai désespérément bataillé.
Et puis, j'ai fini par céder
À mes démons, ma singularité.
Rongé par la culpabilité,
Mon manque de loyauté,
Persécuté par mon ambiguïté.
Je t'ai pleurée, oh ! Liberté !
Alors, j'ai largement payé
Le prix de mon lourd secret
Sans savoir à qui l'avouer,
À quel dieu me vouer.
J'ai pleuré, j'ai déprimé.
Je t'ai cherchée. Ô. Liberté !
Dans les allées, les forêts,
Dans les rues mal éclairées,
Les quartiers mal fréquentés,
L'âme déchirée,
Le corps affamé.
Des autres, je me suis isolé.
Je me suis accusé,
Je me suis condamné.
Et puis un jour, j'ai rencontré
L'élu de mes infamantes pensées.
Grâce à lui, j'ai ressuscité.
Pour lui, j'ai de nouveau vibré,
Je me suis enflammé.
Ma vie n'était plus une fatalité
Mais une réalité tant espérée,
Que je me devais de réaliser.
Alors j'ai réclamé ma liberté.
À regret, on me l'a accordée.
J'ai divorcé.
Je n'en fais pas une fierté
Mais je me suis retrouvé
Pour mieux m'assumer.
Je t'ai retrouvée. Ô. Liberté !
Contre quelques billets
Dont j'ai été délesté,
Et presque une vie reléguée
Au passé ;
C'est le prix de la liberté !
Je t'ai retrouvée, oh ! Liberté !
Mais pour mieux m'enchaîner
À ma nouvelle destinée,
À lui, ô ! Mon bien-aimé !
Christian Bailly
Tous droits réservés
06/10/2011
You are fucking hot!!!
RépondreSupprimerMmmmm Thank you so much... I hope really that for thé pleasure of your eyes.
Supprimer