Pour clore l'accord
De nos corps à corps,
Tu t'es vidé de ta
sève.
Elle s'est répandue
Sur la terre de mon
corps
Terrassé par l'effort.
Comme un arbre foudroyé,
Tu t'es effondré,
Emporté par la petite
mort.
Ma chair s'est déchirée,
Sublimée dans un éclair
Par cette jouissance intense,
Pour laisser s'échapper
De ma blessure ouverte,
La vie qui couvait en
moi.
Paralysé par la douleur
D'aimer et d'être aimé,
S'abandonne.
Il me semble alors
Que la vie me quitte.
Je sombre dans le
bonheur
De t'aimer.
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