samedi 20 octobre 2018

Errance














Je suis le vent,
Impalpable, mais autour de toi présent.
De père et de mère inconnue,

J'arrive des terres lointaines et perdues,
De cet univers éphémère.
Par-dessus les mers, par-dessus les terres,


















Sur mon chemin, j'ai rencontré
Des âmes débordantes de bonté,
Des âmes perdues et de vies, affamées,
Des paradis de paix et de lumière,
Des enfers et l'enfer des guerres.




















J'ai découvert de notre univers,
Toute sa beauté et ses revers,
Sa grandeur et sa décadence,
Par l'homme, sa déchéance.

















J'ai traversé des terres d'espérance,
Et des contrées d'errance.
J'ai vu le mal se déchaîner,
Le bien s'acharner.





















Dans les arbres dénudés, j'ai pleuré,
De ne pas voir que du bonheur.
À quand un monde meilleur ?










Au cours de mon long voyage,
Aux hommes, dans mon sillage
J'ai laissé mille messages.
Tantôt les grondant.
Tantôt les caressant.


Je me suis fait brise, alizé,
Blizzard, mistral. J'ai tempêté.
J'ai hurlé après eux ma colère.
J'ai même tenté de me taire.



Mais ce maudit animal
Reste infernal.
Il ne comprend rien à rien
Et pour lui, ne sait pas trouver le bien.


Après tant et tant de colères,
Me voici enfin traversant ta crinière,
Je t'enveloppe de caresses,
Je connais enfin l'ivresse,
Je t'effleure d'innombrables baisers,
Adouci, et serein de t'avoir trouvé.


Dans tes bras s'achève mon errance.



Photos et Textes de Christian Bailly
Tous droits réservés
23/10/2008

mercredi 17 octobre 2018

L’Aimé



Je me suis endormi,
Au fond de mon lit,
Après une trop longue insomnie,
Pour un désir inassouvi.





Il a pleuré…mon corps,
Il n’avait pas tort.
De ne pas être aimé encore,
Pour lui c’était le chant du cor.




De ces inépuisables pensées,
Ces rimes sont nées
Où j’allais  retrouver
l’Aimé…

Et c’était toi!


















Toi avec moi,
Moi avec toi.
Pas toi sans moi,
Ni moi sans toi,
Mais toi en moi,
Moi dans toi.
Enfin…
Toi et moi,
En émoi


















Textes et photos de Christian Bailly
Tous droits réservés
30/10/2008

vendredi 12 octobre 2018

Mon antidote














Tu es mon antidote,
Et plus je te sens salope,
Plus je suis hot.




























J'oublie mon mal.
De me savoir ton mâle,
Mon âme râle.




















A voir ton beau pétard.
En pensant à ton dard, 
Je rêve de lupanar.




























Où je pourrais te retrouver,
Faire de toi mon sujet,
Et en toi m'oublier.





























Alors je connaîtrais l'ivresse
Entre tes fesses
Et leur ferais oublier leur sagesse.
































Ton corps serait un champ de bataille.
J'y ferais un feu de paille
Qui embraserait tes entrailles.













Mon sexe, dignement érigé,
Ne voudrait s'incliner,
Qu'après, en toi, s'être vidé.






















Pour mon illustre membre,
Tu deviendrais l'antichambre
D'un plaisir tendre.
























Alors pour toi, mué en stentor,
Je me ferais, pour ton corps, le picador
De ton cœur le matador.




















Je te ferais perdre l’âme
Pour qu'enfin « il » s'exclame
Par une jouissance infâme.















Texte et photos de Christian Bailly
Tous droits réservés
23/10/2008

lundi 8 octobre 2018

Angoisse



Alors que le monde s'oublie dans le sommeil…















Angoisse, tu viens, traîtresse, me cueillir.
Tu m'assailles comme une terre à conquérir,
Tu assièges mon esprit, pour qu'il se rende,
Trop rétif à ton goût, tu me mets à l'amende.

















Prisonnier, je suis, de tes griffes acérées,
Tu me cloues au nid, je suis piégé.
Tu presses ma poitrine pour me faire sortir les larmes,
Tu lacères mon cœur pour lui faire rendre les armes.












Je te sens en moi immonde et possessive.
Tu parcours mes veines, lascive,
Tu avives l'étincelle de mon désespoir,
Sur moi, tu as tous les pouvoirs.






Tu t'accapares de mes restes d'illusion,
De mes terreurs, tu fais la moisson.
Tu fais de moi une terre brûlée.
Mon sens de la réalité, hypnotisé.












Mon âme que ton chant monotone effleure,
Se laisse gagner peu à peu par la torpeur.
Mes yeux se voilent, en moi je ne vois plus,
Les sons se noient, je ne m'entends plus.





















Tu me tiens au garrot, pour taire ma peur,
Ta tenaille, dans mes entrailles demeure,
J'étouffe. Sur mon lit étendu,
Finalement je m'éteins, par toi vaincu.












Texte et photos (12/2007) de Christian Bailly
Tous droits réservés
23/10/2008

vendredi 5 octobre 2018

Toi



Tu es là, devant moi,

Dans ta nudité poivre et sel

Qui me met en émoi.






Ta fierté virile,

Déjà réveillée, m'attend

Et me rend docile.






Ton regard bordé

Par le plaisir qui t'attend

M'a hypnotisé.







Tes lèvres frémissent,

Doucement s'éveillent,

Puis m'engloutissent.





Ton corps ciselé

Se pavane à mes yeux.

Je ne puis résister.






Ta poitrine, d'orgueil

Se gonfle et dans la  volupté,

Sauvagement, me recueille.





Sur moi, tes bras

Se referment et sur ta paillasse

Me mettent bas.





Tes cuisses fermes

M'encerclent, tendues du plaisir

Bientôt à terme.






Tes fesses s'arrondissent

Généreusement sous mes caresses

Encourageantes et lisses.






Les salves chaudes

De tes baisers cuisants et audacieux

Me taraudent.





Ton sexe audacieux

Prend possession enfin de mon âme

Et me cloue aux cieux.





Ton corps, une dernière fois,

Se cambre … et dans un dernier rictus

De plaisir, se meurt, aux abois…






Tu es là, sur moi…

Dans ta nudité lourde et rassasiée

Qui me met en émoi.


Photos et texte de Christian Bailly
15/10/2008
Tous droits réservés