Impalpable, mais autour de toi présent.
De père et de mère inconnue,
J'arrive des terres lointaines et perdues,
De cet univers éphémère.
Par-dessus les mers, par-dessus les terres,
Sur mon chemin, j'ai rencontré
Des âmes débordantes de bonté,
Des âmes perdues et de vies, affamées,
Des paradis de paix et de lumière,
Des enfers et l'enfer des guerres.
Par l'homme, sa déchéance.
Et des contrées d'errance.
J'ai vu le mal se déchaîner,
Le bien s'acharner.
De ne pas voir que du bonheur.
À quand un monde meilleur ?
Aux hommes, dans mon sillage
J'ai laissé mille messages.
Tantôt les grondant.
Tantôt les caressant.
Je me suis fait brise, alizé,
Blizzard, mistral. J'ai tempêté.
J'ai hurlé après eux ma colère.
J'ai même tenté de me taire.
Mais ce maudit animal
Reste infernal.
Il ne comprend rien à rien
Et pour lui, ne sait pas trouver le bien.
Après tant et tant de colères,
Me voici enfin traversant ta crinière,
Je t'enveloppe de caresses,
Je connais enfin l'ivresse,
Je t'effleure d'innombrables baisers,
Adouci, et serein de t'avoir trouvé.
Dans tes bras s'achève mon errance.
Photos et Textes de Christian Bailly
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23/10/2008
23/10/2008


























