mercredi 1 novembre 2023

Sous-bois


Souviens-toi…


C'est là, dans ces sous-bois, derrière ces hautes fougères,


Que nous avons partagé nos tout premiers émois.


Nus comme un Adam, la forêt complice cachait à peine


Les folies de nos bouches, la fureur de nos corps


Enchevêtrés passionnément sur le tapis de feuilles mortes.





Nos gémissements exaltés, couvraient le chant de la forêt


Habituée qu'elle était, aux ruts sauvages de ses habitants.


L'odeur suave de nos désirs, mêlée aux effluves de la terre


Nous enivrait tous deux, et grisaient nos cœurs haletants.




 La canopée vibrait avec nous, nous témoignait son assentiment.


Pour nous, la lune opalescente tamisait le sous-bois de sa candeur.


Sur l'humus encore chaud de nos ébats virils et bestiaux,


Nous avons déposé nos semences pour qu'elles deviennent


Cet amour inconditionnel que nous vivons encore aujourd'hui


Et pour le reste de nos jours...




Texte et photos  Christian Bailly
Tous droits réservés
21/10/2023

 

mardi 31 octobre 2023

Aimer c'est exister

 Aimer, c'est exister, mon Aimé... 

Tu es dans chacun de mes pas,

Dans chacun de mes regards,

Dans chacun de mes gestes,

Dans l'air que je respire et que j'expire,

Dans tous les battements de mon cœur

Et tous les chambardements de mon corps,

Dans toutes les dérives de mes pensées.



Tu es là, dans le passé qui nous poursuit,
Dans le présent que nous vivons ensemble,
Et ce futur qui déjà pour nous s'impatiente,
Dans chaque instant qu'il m'est donné de vivre,
Tu es là dans les rêves de mes nuits,
Et dans les espoirs entretenus chaque jour.





Tu es là, dans chacun de mes mots choisis pour toi.
Tu es le fil d'Ariane avec lequel je tisse ma poésie,
Celui qui inspire tant ma plume d'amant.
Tu es l'encre de ma vie avec laquelle j'écris 
Pour éterniser, dans le marbre du temps, notre amour.



J'existe pour t'aimer, mon Aimé !


Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
31/11/2023






dimanche 15 octobre 2023

Plage des Aresquiers










Cet après-midi, plage naturiste des Aresquiers...




Impossible d'y aller pendant la période touristique, trop fréquentée, mais aujourd'hui nous l'avons retrouvée. Il n'y avait pas trop de monde.


Après avoir marché trois quarts d'heure nous nous sommes arrêtés au niveau d'une ruine de blockhaus (je suppose.) et nous avons retrouvé le plaisir d'être nus.


Nous nous sommes baignés, presque seuls au monde... De quoi rendre amoureux... L'eau était encore bonne...


De retour sur la serviette, nos lèvres ont retrouvé le chemin de nos lèvres, nos mains le chemin de nos corps devenus fiévreux.




Nous n'avons pas vu approcher un compère intéressé par notre couple.


Après un petit moment d'hésitation nos avons repris nos occupations intimes... Sa présence nous excitait, il faut l'avouer.



Bientôt, il s'approcha...


Il avait sorti sa queue et s'excitait déjà dessus...




Mon homme était assis sur un reste de mur, j'étais entre ses cuisses et je suçais son membre bien raide.


D'être regardés nous excitait,

Notre compère se joignit à nous, nous n'y voyions pas d'inconvénient...



Bientôt, mon homme m'invita à lui sucer sa queue, je ne me laissais pas prier.


Nous avons toujours eu plaisir à nous partager avec un autre.

À l'entendre gémir, mon traitement lui convenait... De ses mains, il excitait les tétons de mon homme...



Puis il vint derrière moi pour me caresser les fesses...


J'avais repris la fellation de mon homme...

Il ne résista pas en voyant mes couilles bien pendantes et les saisies.



Mon homme lui ordonna de bien me les tirer et lui a dit que j'aimais ça, ce qui n'est pas faux...


De l'autre main, il me caressa mon cul tandis que je me branlais.

Sa caresse experte finis par déclencher mon plaisir, un plaisir décuplé par la situation, tandis que mon homme jouissait longuement sur moi...

Nous lui avons proposé de nous occuper de lui pour qu'il ait sa part de plaisir, mais notre bonheur lui avait suffi...

Tandis qu'il s'éloignait, nous sommes allés prendre un bain pour effacer les traces de notre délit amoureux puis tranquillement, nous avons repris, nus, le chemin du retour.


Soleil et brise de fin d'après-midi nous caressaient tendrement ...


Je sentais mon corps soulagé et serein.

C'était bon d'être là !

Je goûtais mon bonheur...



Texte et photo Christian Bailly

Tous droits réservés

14/10/2023




samedi 14 octobre 2023

Les couleurs du bonheur

 





Mon bonheur a les couleurs
De tes yeux qui me regardent,
De ta peau aux viriles odeurs
Qui réveillent ma vieille garde.




Mon Bonheur a les couleurs
De mots tendres sur tes lèvres,
De tes baisers, de leurs tiédeurs
Qui me font monter la fièvre.




Mon Bonheur a les couleurs
De tes mains qui me caressent,
Et me plongent dans la torpeur
De tes désirs qui m'agressent.




Mon Bonheur a les couleurs
Matures de ta toison argentée,
Et de la jeunesse, la saveur
De ton impétueuse virilité.




Mon Bonheur a les couleurs
De ton désir irrespectueux,
Qui comble autant mon cœur
Que mon corps licencieux.




Mon bonheur a les couleurs
Du résultat de tes ivresses,
Qui me comblent d'honneurs.
Dignement, ici, je le confesse.




Mon bonheur a les couleurs
De cet arc-en-ciel qui réunit
Dans l'amour, nos âmes-sœurs,
Nos cœurs éperdument épris.




Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
27/09/2011




samedi 7 octobre 2023

Intimes espérances

 



Instant unique de bonheur
Que d'être là, dans tes bras,
Ma tête posée sur ton cœur,
Et mettre le temps au pas.




À ne respirer que pour toi,
À n'être que l'unique objet
De l'amour, de son choix,
À oublier même de penser.



Compter toute notre fortune,
En baisers volés, en caresses,
En soupirs, en clairs de lune,
En désirs apaisés, en ivresse.



Sentir la brise envelopper
Nos insolents penchants,
Sur une plage abandonnée
Au solennel soleil couchant.



Caresser enfin notre avenir,
Pour en faire notre présent.
Le vivre avec un seul désir,
Enterrer les funestes instants.




Notre vie, ne plus l'imaginer,
Mais unis, lui donner le jour.
À un seul dessein, nous vouer
L'éternité de ce légitime amour,


Auquel je dois ce bonheur
Immense de ma renaissance,
De vivre sous les couleurs
De mes intimes espérances.


Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

27/09/2011

samedi 30 septembre 2023

Déclaration



J'étais un vagabond,

L'amour faisait faux bon.

Je touchais le fond

De ma vie de con.

Je tournais en rond,

J'attendais un rebond,

L'amour profond,

Pour offrir le bon

Et aussi le moins bon

À un brun ou un blond

Mince ou bien girond

Mais pas un pudibond.


Je t'ai rencontré,

Un beau soir d'été.

Tu m'as allumé,

Je me suis laissé aller.

Tu m'as embrassé

Ou je t'ai embrassé.

Je me suis embrasé,

Tu t'es enflammé.

On s'est contenté.

Waouh! Quel pied !

On s'est quitté,

On ne s'est pas oublié.

Je t'ai appelé

Ou tu m'as appelé.


Du coup, on s'est revu.

De nos entrevues,

Au rythme soutenu,

L'amour est survenu,

Bien que défendu.

Tu es devenu

Pour moi, l'élu,

Longtemps attendu.

Cet Amour éperdu

N'avait d'autre issue,

Que d'être vécu.

Plutôt être pendu,

Que d'être dépourvu

De ce bonheur absolu.


Depuis,

Je n'ai qu'une envie,

Je te le dis,

Partager ce défi,

Avec toi faire ma vie,

Combler tes appétits

Et les miens aussi…

Mon amour, mon ami,

Tu es bien celui

Que mon cœur a choisi,

Pour l'infini
De mes jours et de mes nuits.  



Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
21/09/20015

samedi 23 septembre 2023

Exaltation

 

J'ai couru tous les chemins pour te trouver,

Au risque d'y laisser mon âme corrompue

Par mes appétits singuliers souvent  déçus.

Dans la boue, j'ai traîné mon corps saccagé.


 


J'ai attendu des nuits blafardes sans lune,

Aux coins des rues sombres et malfamées,

Affamé de chair fraîche, plaisante à cuisiner,

Mais qui jamais ne comblait mon infortune.


 

J'ai sacrifié mon corps aux causes perdues

Pour oublier au plus profond des bas-fonds

Mon cœur déçu par ces transports inféconds,

Ma chair par trop d'ingratitude, égratignée.

 


J'ai vu des soleils se lever dans le brouillard

De mon désespoir, des jours et des nuits sans faim,

Des crépuscules gisants, à espérer la fin en vain,

Sur l'autel de ma différence de vieux soudard.


 


Comme un fruit bien mûr, j'attendais d'offrir

Ma chair en délectation à l'élu de mon cœur.

Comme un agneau, j'espérais du sacrificateur,

Sa dague, pour ma vie, de ce destin l'affranchir.


 

Mes vertes années comme des feuilles mortes

Se sont envolées dans le ciel gris de ma vie.

Insatiable, je contentais de ma chair les envies,

Mais mes rêves d'amour restaient à la porte.


 


C'était sans compter sur les jeux du hasard.

Un soir d'été, sous un rayon de pleine lune,

La rencontre de nos corps se fit opportune.

De ce mariage charnel, nous sortîmes hagards.


 

J'en garde depuis un souvenir impérissable.

Ce que nos corps entreprirent dans l'ardeur,

Nos cœurs le parachèvent dans le bonheur

De vivre enfin cet amour incommensurable.

 


Ô. Toi Mon Ami ! Je te reçois en sauveur.

Je t'offre, de ma vie, les dernières exaltations

Jusqu'à mon dernier souffle, ma passion,

Mon amour, au-delà de ma dernière heure.


Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

20/09/2011

Un p'tit coin


Un p'tit coin de paradis sous un coin de ciel bleu
Un p'tit coin de paradis au pied de la grande bleue


Un p'tit coin de paradis sous un coin de parasol bleu


Je plonge dans tes yeux


Tant pis s'ils ne sont pas bleus
Moi, j'y vois ma vie en Rose...



Christian Bailly
Tous droits réservés
6 septembre 2023