mercredi 20 mars 2019

La vague


 Chargée de souvenirs d'horizons lointains
De rencontres fortuites d'âmes perdues
Dans l'immensité de sa mère nourricière,
La voilà, gorgée de vent et de soleil.



Elle éclipse ses sœurs, solennelle et fière.
L'astre lumineux réchauffe sa peau.
Sur sa crête scintillent mille gouttes d'eau
Fécondée par le vent qui la pénètre
Elle se grise du bonheur d'être,
De voir venir les rivages attendus
Après un voyage d'au moins mille lunes.
Vêtue de sa robe de diamants,
Elle danse, s'enfle, se cambre,


Pour mieux s'y reprendre.
Elle s'élance dans le turquoise,
S'accouple avec le firmament.
Grisée par tant de volupté, exaltée,
Elle ignore son trépas annoncé
Au sommet de sa gloire.



Soudain voilà qu'elle plie l'échine,
Se love, enfin se fracasse et s'incline,
Dans un feu d'artifice de lumière
Et un vacarme assourdissant.


La voici, domptée.
Avec une douceur infinie
Sur le rivage, elle vient s'échouer.
Sereine, dans un dernier soupir,
Elle caresse alors, mon corps abandonné
Et me fait sursauter.








C. BAILLY
Tous droits réservés
Photos Christian Bailly
20/08/2009

dimanche 17 mars 2019

La plage
















Sous un soleil de plomb,
Prés de toi, j'arrive.
Allongée, tu m'attends.
À moins que ce soit un autre.






Tu es là, vierge.
Ta peau dorée attend les caresses
De je ne sais quel amant.
Je suis fasciné par tant de beauté.
Debout, je te regarde,
Je t'admire même.



Personne ne t'a foulé de son corps.
Je suis le premier, le tout premier.
Pour m'extasier, je m'agenouille.
Le grain de ta peau est fin.
Tu brûles déjà, tu t'offres.
J'ose enfin t'effleurer de ma main.
Mon toucher entérine pour toi mon désir,



De t'embrasser de tout mon être.
Sans attendre, sur toi, je m'allonge.
C'est divin !
Je suis aux anges !



De mon corps, je te couvre
De tout mon poids, je te pénètre.
Sur toi, peu à peu, je laisse mon empreinte.




La torpeur de l'amant comblé m'envahit.
Sur toi, comme un bien heureux, je m'endors
Sans savoir de quoi sera fait demain.






Textes et photos Christian BAILLY
Tous droits réservés
20/08/2009

Un cœur en hiver

    
















De te voir figé dans la douleur,
Je cherche à réchauffer ton cœur
Glacé par bien trop de rancœur.

































L'hiver brusquement c'est posé sur lui,
Pour une longue nuit d'agonie.
Depuis il bat au ralenti, en survie,




Dans un palais de glace,
Où de guerre lasse,
Il n'espère de la vie aucune volte-face.


Meurtri par tant de froidure,
Dans ton sein la douleur perdure
Creuse ses profondes engelures.


Plus de frisson, ni même de passion,
Mais l'attente d'une sage rémission,
D'une lente et décisive guérison.


De cette douloureuse agonie,
Je voudrais tant être celui qui te guérit
Celui qui sauvera ton cœur endolori,


  


Faire de toi, de mon âme, le seigneur,
De mon corps le profanateur,
Devenir ton humble salvateur,











Pour te faire oublier, de l'hiver, les mauvais tours,
Préparer le Printemps, le retour des beaux jours,
Enfin, te redonner le goût de l'Amour.













Texte et photos de Christian BAILLY
Tous droits réservés
11/02/2010

dimanche 10 mars 2019

Seigneur

Merci !




Pour toutes tes caresses,
Pour toutes mes ivresses,
Pour tes désirs exacerbés,
Pour tous tes longs baisers.


Merci !
Pour toute cette volupté,
Sur mon corps déposée,
Pour tous ces frissons,
Ces sensuelles émotions,




Merci !
Pour toutes ces senteurs,
Et de tes désirs, la chaleur,
Pour ton audacieuse ardeur,
Et de ton amour, la grandeur.




Amant divin, tu es mon Roi !
Amant divin, tu fais de moi,
L'esclave asservi à mes sens
Enchaînés à ta quintessence.



De mon cœur, te voici bailleur,
De mon corps, l'agitateur.
Je t'abandonne mon âme.
De ta jouissance, je me came.



A tes pieds, je dépose mes armes,
Mon cœur, Seigneur, te proclame !
Je lève mon étendard à ta gloire,
Je t'abandonne mon territoire !


De mes appétences ostentatoires,
Je te soumets le plein directoire.
De ma passion, tu as la gouvernance,
Sans aucune forme d'exigence.

Merci à toi Mon Seigneur ! Merci !




Texte et Photos de Christian BAILLY

Tous droits réservés
14/11/2009

samedi 23 février 2019

Un homme formidable

















Mon Ami,
S'il est encore trop tôt pour oublier le passé,
Il n'est pas trop tard pour le futur, l'imaginer.
Pour toi, je veux le faire,
Pour toi, je ne puis me taire.
Je veux te montrer le chemin…

























































Le chemin d'un nouveau bonheur
Dont je veux être le défricheur.
Il s'ouvre à toi comme jamais,
Alors lève-toi et marche !



























Attache-toi à conquérir ta nouvelle liberté,
Regarde autour de toi !
Choisis ton camp, celui des vainqueurs,
Va conquérir de nouveaux cœurs.
Choisis la bataille, à la rancœur.
Choisis le sourire, pas les pleurs.
Fais de tes cheveux poivre et sel
Les alliés de ton expérience rationnelle.












Mets ta beauté intérieure et honnête
Au service de ta nouvelle quête.
Vaillamment, mets-toi en selle,
De la vie part à la conquête, et excelle
Dans l'art de vivre et non de survivre.
Ne tangue plus comme un bateau ivre
Mais surfe sur la vague de ta liberté retrouvée.
Enfin, émancipe-toi de tes regrets
Et tire ta force de ce que tu es !
Un homme formidable qui mérite d'exister,
D'être aimé…


Texte et photos Christian BAILLY
Tous droits réservés
16/09/2009

jeudi 14 février 2019

Le puits



Creusé de mes mains,

Il s'offre à moi.




Au fond, dans la pénombre,

Son miroir me  renvoie

Des images sombres

Où, impuissant, je vois

La tempête qui gronde.



Je suis aux abois,

Mes idées noires m'encombrent.

En trop grand nombre,

Elles me broient.



Muette comme une tombe

La vie, soudain, me vouvoie

La veuve, elle, sort de l'ombre,

Et déjà elle me tutoie.




D'aucun sentiment elle ne s'encombre,

De rien elle ne s'apitoie,




Dans ses bras, alors je sombre…

Sans qu'elle ne lève le petit doigt.






Photos et texte de Christian BAILLY
Tous droits réservés
06/10/2009