lundi 3 juillet 2023

Notre marche des fiertés

 

Notre marche des fiertés

 

De ce jour, je me souviens,

Où la main dans la main,

Sur les pavés de St Germain,

Mon cœur criait son besoin

De vivre avec toi son destin,

À la même heure que le tien.

Près de toi, j'étais là, serein,

Sans avoir d'autres desseins,

T'offrir tous mes lendemains,

Tout mon amour souverain.

Fi de mes silencieux chagrins !


Alors la main dans la main,

Sur les pavés de St Germain,

Au milieu de tous ces témoins

À poursuivre le même chemin

J'imaginais, posé sur ton sein,

Délivré de souvenirs lointains,

Mon cœur fortuné, trop plein

De cet amour peu commun,

Il est vrai, qu'est le mien.

Oui, j'étais comme un gamin.

Heureux !

Sur les pavés de St Germain…
































Photos et texte : Christian Bailly

Tous droits réservés

08/09/2011

 

dimanche 11 juin 2023

Nouveau monde








Je reviens d'un monde qui n'était pas le mien,

Où l'ombre supplante la lumière douce du matin,

Où le silence vaut cent fois mieux que la parole,

Où l'amour espéré en désespoir de cause s'étiole.




Je reviens d'un monde pour beaucoup réfuté,

Mais dont on se contente faute de vérité avouée,

D'un monde où le mensonge fait force de loi

De peur d'être proscrit, de devenir un hors-la-loi.




Je reviens d'un monde où l'on préfère le noir,

Plutôt que d'afficher les couleurs de l'espoir,

Un monde où l'on cache sa grande misère la nuit,

Au fond de son lit, et son âme dans un réduit.



Mais un jour…




Sur mon chemin, j'ai fini par trouver l'âme-sœur.

Elle m'a ouvert en grand les portes de son cœur.

La lumière est entrée dans ma maison ravagée

Par le temps, les désillusions, les espoirs envolés.




Son ardeur a réchauffé mon corps désenchanté.

J'ai découvert un nouveau monde à mes pieds.

De son amour, elle a ravivé mon cœur à l'abandon.

Sa vérité toute nue a sauvé mon âme en punition.






Un monde d'amour où je me suis enfin accepté,

Un monde d'amour, où ma vie n'est plus une fatalité,

Où je me suis senti libre pour vivre mon destin,

Où j'ai trouvé pour mon cœur un digne souverain.






Christian Bailly

Tous droits réservés

12/09/2011

samedi 3 juin 2023

Dons

  


Je te donne,

Mes rêves d'adolescent, qui n'ont pas vu le jour,

Mon cœur qui ne se lasse pas de tes discours,

Mon corps sans illusions, dont tu es le courtisan,

Mes espoirs impatients de vivre leurs vingt ans.


 

Je te donne,

Chacune de mes pensées, gravées sur mon cœur,

Mes larmes où je dévoile l'éclat de mon bonheur,

La clef de mon âme, pour libérer ses tourments,

Tous mes sourires dont je te reconnais l'artisan.


 


Je te donne,

Le reste de mes jours, et son compte à rebours,

Mais toutes mes nuits pour en oublier le cours.

De mes aurores, la ferveur pour calmer ta faim,

Des crépuscules ardents sous notre baldaquin.


 


Je te donne,

La seule richesse qui me reste sur cette terre

Mon amour.



Photos et texte Christian Bailly

Tous droits réservés

12/09/2011

 

vendredi 26 mai 2023

Murmures

  

 

J'entends de ton cœur, le murmure.

Doucement, dans la nuit, il me susurre

Tous ces mots que mon cœur attend

Sagement depuis la nuit des temps.


 


J'entends de ton corps, le murmure

D'un homme pourtant déjà mûr,

Où bouillonne un torrent de désirs,

Intrépide et fougueux, prêt à jaillir.


 


J'entends de ton âme, le murmure

De tes sentiments qui me rassurent,

De ton amour, tous ses débordements

Qui contribuent à mon contentement.


 


J'entends en moi tout le vacarme

De tes désirs qui me désarment.

Mais je ne suis point comme Ulysse,

Je cède à tes sirènes, à leurs offices.


 


J'entends en moi tout le vacarme

De ton plaisir qui verse sa larme.

En moi, j'engloutis tout un monde,

Le nirvana, l'instant d'une seconde.


 


Nos corps caressés par le silence,

Abasourdis par tant de jouissance,

Ravis d'avoir touché les rivages éthérés,

S'abandonnent, enlacés, à la volupté.


 

J'entends ton cœur qui me susurre,

J'entends ton corps qui murmure,

J'entends ton âme qui me rassure,

De cet amour, je loue la démesure.


Photos et texte Christian Bailly

Tous droits réservés

11/09/2011

 

jeudi 18 mai 2023

L'amour est roi

 

Il n'y a pas d'Amour interdit,

Seulement des cœurs enlacés,

Épousés à une même destinée,

Sans l'ombre même du repenti.


 


Il n'y a pas d'Amour interdit,

Mais des créatures de chair

Et de sang, faites pour se plaire

Et s'aimer au-delà des dénis.


 


Il n'y a pas d'Amour interdit,

Mais des âmes esseulées en quête,

Prêtes à partager d'égales requêtes,

Pour oublier les revers de la vie.


 


Il n'y a pas d'Amour interdit,

Que des corps-à-corps en accord,

Où les corps attentifs s'honorent,

Dans la volupté et leur euphorie.


 


L'Amour n'a que des droits,

On peut bien ériger une croix,

Des frontières, et même des lois,

Je vous le dis, l'amour est roi.



Christian Bailly

Tous droits réservés

09/09/2011

 

samedi 13 mai 2023

Mon évidence

 




Mon âme en transe

Oublie les non-sens

Du monde, sa décadence.

Tu es ma providence.

 

Mon cœur en cadence,

Brise, en moi, le silence,

Demande ta clémence,

Pour pallier sa carence.

 

Un bonheur immense

Attise tous mes sens.

D'une douce sentence,

J'attends la délivrance.

 

Sur moi, un vent intense

Attise mes appétences

Au-delà de la décence,

Dans un bain de jouvence.

 

Au bord de la dépendance,

Des libertines offenses

De ton arrogance,

J'espère la récompense.

 

Pour toutes ces réjouissances,

Mon cœur en effervescence

Te crie sans ambivalence,

Combien tu es son évidence.

Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

07/09/2011