dimanche 11 juin 2023

Nouveau monde








Je reviens d'un monde qui n'était pas le mien,

Où l'ombre supplante la lumière douce du matin,

Où le silence vaut cent fois mieux que la parole,

Où l'amour espéré en désespoir de cause s'étiole.




Je reviens d'un monde pour beaucoup réfuté,

Mais dont on se contente faute de vérité avouée,

D'un monde où le mensonge fait force de loi

De peur d'être proscrit, de devenir un hors-la-loi.




Je reviens d'un monde où l'on préfère le noir,

Plutôt que d'afficher les couleurs de l'espoir,

Un monde où l'on cache sa grande misère la nuit,

Au fond de son lit, et son âme dans un réduit.



Mais un jour…




Sur mon chemin, j'ai fini par trouver l'âme-sœur.

Elle m'a ouvert en grand les portes de son cœur.

La lumière est entrée dans ma maison ravagée

Par le temps, les désillusions, les espoirs envolés.




Son ardeur a réchauffé mon corps désenchanté.

J'ai découvert un nouveau monde à mes pieds.

De son amour, elle a ravivé mon cœur à l'abandon.

Sa vérité toute nue a sauvé mon âme en punition.






Un monde d'amour où je me suis enfin accepté,

Un monde d'amour, où ma vie n'est plus une fatalité,

Où je me suis senti libre pour vivre mon destin,

Où j'ai trouvé pour mon cœur un digne souverain.






Christian Bailly

Tous droits réservés

12/09/2011

samedi 3 juin 2023

Dons

  


Je te donne,

Mes rêves d'adolescent, qui n'ont pas vu le jour,

Mon cœur qui ne se lasse pas de tes discours,

Mon corps sans illusions, dont tu es le courtisan,

Mes espoirs impatients de vivre leurs vingt ans.


 

Je te donne,

Chacune de mes pensées, gravées sur mon cœur,

Mes larmes où je dévoile l'éclat de mon bonheur,

La clef de mon âme, pour libérer ses tourments,

Tous mes sourires dont je te reconnais l'artisan.


 


Je te donne,

Le reste de mes jours, et son compte à rebours,

Mais toutes mes nuits pour en oublier le cours.

De mes aurores, la ferveur pour calmer ta faim,

Des crépuscules ardents sous notre baldaquin.


 


Je te donne,

La seule richesse qui me reste sur cette terre

Mon amour.



Photos et texte Christian Bailly

Tous droits réservés

12/09/2011

 

vendredi 26 mai 2023

Murmures

  

 

J'entends de ton cœur, le murmure.

Doucement, dans la nuit, il me susurre

Tous ces mots que mon cœur attend

Sagement depuis la nuit des temps.


 


J'entends de ton corps, le murmure

D'un homme pourtant déjà mûr,

Où bouillonne un torrent de désirs,

Intrépide et fougueux, prêt à jaillir.


 


J'entends de ton âme, le murmure

De tes sentiments qui me rassurent,

De ton amour, tous ses débordements

Qui contribuent à mon contentement.


 


J'entends en moi tout le vacarme

De tes désirs qui me désarment.

Mais je ne suis point comme Ulysse,

Je cède à tes sirènes, à leurs offices.


 


J'entends en moi tout le vacarme

De ton plaisir qui verse sa larme.

En moi, j'engloutis tout un monde,

Le nirvana, l'instant d'une seconde.


 


Nos corps caressés par le silence,

Abasourdis par tant de jouissance,

Ravis d'avoir touché les rivages éthérés,

S'abandonnent, enlacés, à la volupté.


 

J'entends ton cœur qui me susurre,

J'entends ton corps qui murmure,

J'entends ton âme qui me rassure,

De cet amour, je loue la démesure.


Photos et texte Christian Bailly

Tous droits réservés

11/09/2011

 

jeudi 18 mai 2023

L'amour est roi

 

Il n'y a pas d'Amour interdit,

Seulement des cœurs enlacés,

Épousés à une même destinée,

Sans l'ombre même du repenti.


 


Il n'y a pas d'Amour interdit,

Mais des créatures de chair

Et de sang, faites pour se plaire

Et s'aimer au-delà des dénis.


 


Il n'y a pas d'Amour interdit,

Mais des âmes esseulées en quête,

Prêtes à partager d'égales requêtes,

Pour oublier les revers de la vie.


 


Il n'y a pas d'Amour interdit,

Que des corps-à-corps en accord,

Où les corps attentifs s'honorent,

Dans la volupté et leur euphorie.


 


L'Amour n'a que des droits,

On peut bien ériger une croix,

Des frontières, et même des lois,

Je vous le dis, l'amour est roi.



Christian Bailly

Tous droits réservés

09/09/2011

 

samedi 13 mai 2023

Mon évidence

 




Mon âme en transe

Oublie les non-sens

Du monde, sa décadence.

Tu es ma providence.

 

Mon cœur en cadence,

Brise, en moi, le silence,

Demande ta clémence,

Pour pallier sa carence.

 

Un bonheur immense

Attise tous mes sens.

D'une douce sentence,

J'attends la délivrance.

 

Sur moi, un vent intense

Attise mes appétences

Au-delà de la décence,

Dans un bain de jouvence.

 

Au bord de la dépendance,

Des libertines offenses

De ton arrogance,

J'espère la récompense.

 

Pour toutes ces réjouissances,

Mon cœur en effervescence

Te crie sans ambivalence,

Combien tu es son évidence.

Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

07/09/2011

vendredi 28 avril 2023

La déchirure

https://youtu.be/64AO1N53hZo






La déchirure…

C'est quand, à l'âge de l'innocence, on se devine différent,

Que l'on aimerait changer ce fait étrange et dérangeant

Mais pourtant inné, sans comprendre ce qui nous arrive.



Alors qu'elle s'impose et gouverne notre vie malgré nous,

C'est à l'âge des vertes années, que l'on découvre cette réalité

Sans la croire, mais comment faire, on voudrait l'ignorer.


Puis le temps passe, pour certains les troubles persistent,

Pour d'autres, dans le subconscient, ils semblent se volatiliser,

Alors, on se sent enfin comme tout le monde, libéré, sauvé !



On tombe même amoureux d'une belle brune ou d'une blonde,

Elle est encore plus jolie que ce qui nous semblait possible.

On tourne la page d'un destin escamoté, tout semble crédible.


Mais un jour, le trouble est de retour, certains diront "le malin".

On plonge dans les eaux sales de la turpitude et le chagrin.

Notre destin déraille, on n'est plus du tout dans le bon train.



On devient coupable, on découvre le "Je" et ce "Moi" perturbant.

Notre univers s'effondre, on se déchire entre deux "Soi"

Qui se bataillent le privilège d'exister, le droit de faire leur loi.


Qui des deux peut revendiquer le trône, lequel doit subsister?

Un jour l'un, un jour l'autre, chacun exprime sa légitimité.

Serait-ce une lutte à corps perdu entre le bien et le mal ?



Alors c'est la déchirure, on scarifie l'âme autant que le corps.

Une lutte infernale jusqu'à ce que raisonne le son du cor

Pour ce "Je" aux abois qui avait cru tout régenter à jamais…


Et puis l'amour passe enfin par là, et ouvre une autre porte.

L'heure de vérité à sonné, il nous fait sortir de ce placard.

L'amour est une réelle évidence qui ne nous fait plus tricard.



A vrai dire, il ajoute un peu de confusion à la confusion.

Entre l'amour et la bienséance, il va falloir vraiment trancher.

Le soleil entre dans la maison restée fermée, pour l'éclairer.


L'heure n'est pas au choix à vrai dire, c'est l'heure de vérité.

Il faut passer le pas, et dévoiler cette réalité restée cachée.

Il faut affronter la tourmente, passer le cap, sans s'échouer.



Le masque tombe enfin, et dévoile au monde, un survivant.

Dans son cœur subsiste cette déchirure gardée secrète.

Il faudra du temps au temps pour oublier cette tempête…

Et de l'amour, aussi…

Beaucoup d'amour…


Texte et photos: Christian Bailly
Tous droits réservés
27/04/2023


jeudi 20 avril 2023

La cascade de Chambeuil

 

Nichée tout au fond de la vallée,

Par de sombres taillis, cachée,

La cascade attendait ta venue

Et s'impatientait de te voir, nu.


 

 

À son sommet, se réchauffant

Sous le soleil encore hésitant,

Elle se préparait à te recevoir,

Et débordait de secrets espoirs.


 


Généreuse, en gouttes d'argent,

Elle s'élançait dans un saut de géant,

Pour venir livrer à tes pieds,

Tous les bienfaits de sa virginité.


 


Comment résister à tant d'élans,

Être sourd à son chant captivant,

Ignorer sa beauté intemporelle,

Sans céder à ce désir irrationnel.



 

Fasciné, je t'ai vu t'élancer nu,

T'offrir à ses caresses ingénues.

Que tu étais beau ainsi, confiant,

Dans ses flots furieux et rugissants.


















 


Sur ton corps cuivré et luisant

Elle abandonna tous ses diamants.

Le soleil, alors, s'empressa de capter

Leurs éclats, avant de s'éclipser.


 


Car c'est ainsi, depuis toujours,

Qu'elle attire ses amants d'un jour,

Se donne et les couvre de  richesses

L'espace d'un instant d'ivresse.


 


Le soleil généreux

La dévoile à nos yeux,

Avant de la dissimuler

À l'ombre de la vallée.



Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

01/09/2011

vendredi 14 avril 2023

Le Lot

 

 

Devant nos yeux, coule cette rivière sauvage,

Où nus, nos corps fiévreux se sont libérés

De leurs désirs, oubliant l'âge d'être sages,

Comme ceux de jeunes adolescents empressés.

  

Dans son lit, fougueux, nous nous sommes aimés,

Avec comme drap, son chatoiement sous le soleil,

Pour cacher notre chair dénudée et abandonnée

Au plaisir de vivre cet instant à nul autre pareil.

  

C'est là, en insoumis, à l'ombre des peupliers,

Bafouant de ce monde ingrat, les pruderies,

Que nos plaisirs exhaussés, lui ont confié

De notre péché, de notre passion, les fruits.

  

Devant nos yeux, coule cette rivière sauvage

Elle emporte, au loin, vers des terres ignorées,

Le reflet de notre étreinte, pour un long voyage

Dans l'immensité de la création, pour l'éternité.



Le Lot


Texte et photos: Christian Bailly

Tous droits réservés 

01/09/2011