Mon ami, ici, tu trouveras toute ma vérité, sans florilège , celle de mon corps et de sa réalité, en toute modestie, celle de mon vécu impudiquement dévoilé avec humilité dans la simplicité de mes poésies, celle de cet amour qui me fait vivre intensément le bonheur d'être enfin celui que j'ai toujours été, celle de mes désirs irrépressibles d'hommes pour les hommes, celle de mes plaisirs d'hommes donnés par les hommes et en particulier par mon homme.
dimanche 11 juin 2023
Nouveau monde
samedi 3 juin 2023
Dons
Je te donne,
Mes rêves d'adolescent, qui n'ont pas vu le jour,
Mon cœur qui ne se lasse pas de tes discours,
Mon corps sans illusions, dont tu es le courtisan,
Mes espoirs impatients de vivre leurs vingt ans.
Je te donne,
Chacune de mes pensées, gravées sur mon cœur,
Mes larmes où je dévoile l'éclat de mon bonheur,
La clef de mon âme, pour libérer ses tourments,
Tous mes sourires dont je te reconnais l'artisan.
Je te donne,
Le reste de mes jours, et son compte à rebours,
Mais toutes mes nuits pour en oublier le cours.
De mes aurores, la ferveur pour calmer ta faim,
Des crépuscules ardents sous notre baldaquin.
Je te donne,
La seule richesse qui me reste sur cette terre
Mon amour.
Photos et texte Christian Bailly
Tous droits réservés
12/09/2011
vendredi 26 mai 2023
Murmures
J'entends de ton cœur, le murmure.
Doucement, dans la nuit, il me susurre
Tous ces mots que mon cœur attend
Sagement depuis la nuit des temps.
J'entends de ton corps, le murmure
D'un homme pourtant déjà mûr,
Où bouillonne un torrent de désirs,
Intrépide et fougueux, prêt à jaillir.
J'entends de ton âme, le murmure
De tes sentiments qui me rassurent,
De ton amour, tous ses débordements
Qui contribuent à mon contentement.
J'entends en moi tout le vacarme
De tes désirs qui me désarment.
Mais je ne suis point comme Ulysse,
Je cède à tes sirènes, à leurs offices.
J'entends en moi tout le vacarme
De ton plaisir qui verse sa larme.
En moi, j'engloutis tout un monde,
Le nirvana, l'instant d'une seconde.
Nos corps caressés par le silence,
Abasourdis par tant de jouissance,
Ravis d'avoir touché les rivages éthérés,
S'abandonnent, enlacés, à la volupté.
J'entends ton cœur qui me susurre,
J'entends ton corps qui murmure,
J'entends ton âme qui me rassure,
De cet amour, je loue la démesure.
Photos et texte Christian Bailly
Tous droits réservés
11/09/2011
jeudi 18 mai 2023
L'amour est roi
Il n'y a pas d'Amour interdit,
Seulement des cœurs enlacés,
Épousés à une même destinée,
Sans l'ombre même du repenti.
Il n'y a pas d'Amour interdit,
Mais des créatures de chair
Et de sang, faites pour se plaire
Et s'aimer au-delà des dénis.
Il n'y a pas d'Amour interdit,
Mais des âmes esseulées en quête,
Prêtes à partager d'égales requêtes,
Pour oublier les revers de la vie.
Il n'y a pas d'Amour interdit,
Que des corps-à-corps en accord,
Où les corps attentifs s'honorent,
Dans la volupté et leur euphorie.
L'Amour n'a que des droits,
On peut bien ériger une croix,
Des frontières, et même des lois,
Je vous le dis, l'amour est roi.
Christian Bailly
Tous droits réservés
09/09/2011
samedi 13 mai 2023
Mon évidence
Mon cœur en cadence,
Brise, en moi, le silence,
Demande ta clémence,
Pour pallier sa carence.
Un bonheur immense
Attise tous mes sens.
D'une douce sentence,
J'attends la délivrance.
Sur moi, un vent intense
Attise mes appétences
Au-delà de la décence,
Dans un bain de jouvence.
Au bord de la dépendance,
Des libertines offenses
De ton arrogance,
J'espère la récompense.
Pour toutes ces réjouissances,
Mon cœur en effervescence
Te crie sans ambivalence,
Combien tu es son évidence.
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
07/09/2011
vendredi 28 avril 2023
La déchirure
jeudi 20 avril 2023
La cascade de Chambeuil
Nichée tout au fond de la vallée,
Par de sombres taillis, cachée,
La cascade attendait ta venue
Et s'impatientait de te voir, nu.
À son sommet, se réchauffant
Sous le soleil encore hésitant,
Elle se préparait à te recevoir,
Et débordait de secrets espoirs.
Généreuse, en gouttes d'argent,
Elle s'élançait dans un saut de géant,
Pour venir livrer à tes pieds,
Tous les bienfaits de sa virginité.
Comment résister à tant d'élans,
Être sourd à son chant captivant,
Ignorer sa beauté intemporelle,
Sans céder à ce désir irrationnel.
Fasciné, je t'ai vu t'élancer nu,
T'offrir à ses caresses ingénues.
Que tu étais beau ainsi, confiant,
Dans ses flots furieux et rugissants.
Sur ton corps cuivré et luisant
Elle abandonna tous ses diamants.
Le soleil, alors, s'empressa de capter
Leurs éclats, avant de s'éclipser.
Car c'est ainsi, depuis toujours,
Qu'elle attire ses amants d'un jour,
Se donne et les couvre de richesses
L'espace d'un instant d'ivresse.
Le soleil généreux
La dévoile à nos yeux,
Avant de la dissimuler
À l'ombre de la vallée.
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
01/09/2011
vendredi 14 avril 2023
Le Lot
Devant nos yeux, coule cette rivière sauvage,
Où nus, nos corps fiévreux se sont libérés
De leurs désirs, oubliant l'âge d'être sages,
Comme ceux de jeunes adolescents empressés.
Dans son lit, fougueux, nous nous sommes aimés,
Avec comme drap, son chatoiement sous le soleil,
Pour cacher notre chair dénudée et abandonnée
Au plaisir de vivre cet instant à nul autre pareil.
C'est là, en insoumis, à l'ombre des peupliers,
Bafouant de ce monde ingrat, les pruderies,
Que nos plaisirs exhaussés, lui ont confié
De notre péché, de notre passion, les fruits.
Devant nos yeux, coule cette rivière sauvage
Elle emporte, au loin, vers des terres ignorées,
Le reflet de notre étreinte, pour un long voyage
Dans l'immensité de la création, pour l'éternité.
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| Le Lot |
Texte et photos: Christian Bailly
Tous droits réservés
01/09/2011

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