Une longue route
avant de trouver l'âme sœur,
Celui qui mérite que
je lui ouvre grand mon cœur.
Au hasard de la vie,
à la croisée des chemins,
Nos voies se
réunissent pour un nouveau destin.
De cet amour
singulier, nous tirons le meilleur.
Au pluriel, nous
cultivons notre nouveau bonheur.
Pour certains, je
serais assurément dans l'erreur,
Voué aux regrets,
qu'un jour adviendra, l'heure.
À ces âmes bien-pensantes,
je dis haut et fort,
Qu'il n'y a pas de
honte à oser vivre son sort,
Celui pour lequel on
est inéluctablement destiné.
Il n'est jamais trop
tard pour, le bonheur, le réaliser.
Ne pas m'être accepté
plus tôt, serait mon seul tort.
De ne point vivre
selon mon état, j'aurais des remords
Le bonheur n'attend
pas le nombre des années.
Loin de moi de me
désoler des années passées.
Certes, mes cheveux
blancs couvrent mes tempes.
Les années ont forgé
mon âme d'une bonne trempe.
Leur obole s'est
déposée sur mon corps indulgent,
Mais l'amour, lui,
ignore les barrières du temps.
À sa façon, la vie
m'a comblé de riches expériences.
J'y ai survécu et les
ai toutes vécues, en conscience.
J'ai connu l'amour
pour lequel je n'étais pas né,
Et le désamour aussi,
la patience, même l'opiniâtreté.
J'ai eu l'illustre
chance d'être père de deux étoiles,
De les voir grandir,
d'assurer jusqu'à l'âge du voile.
De leurs cœurs, me vient un message d'amour certain,
Se réjouir sincèrement
de l'avènement de mon destin.

Aujourd'hui, pour
moi, se présente une ère nouvelle
Il est temps, pour
m'envoler, qu'enfin, j'ouvre mes ailes
Les années me sont
comptées, j'en suis conscient
Il n'est plus
question de laisser filer autrement le temps
Sur ma route, j'ai eu
la chance de trouver l'âme sœur
Celui qui mérite que
je lui dédie toute mon ardeur
Dans ses mains, je
dépose ce qui me reste d'atouts,
À lui de choisir la
bonne carte, pour jouer son va-tout.

Dans ma maison, il
peut entrer par la grande porte.
Elle s'ouvre sur mon
cœur, mon amour l'escorte.
Désormais, il y
trouvera sa place à toute heure
Des jours et des
nuits qui feront ma vie de rimeur.
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
05/02/2011