lundi 9 septembre 2024

La force du destin


Sur tes lèvres gourmandes, j'ai déposé mes rêves,

À ton cœur généreux, j'ai abandonné mon âme...

De ma vie contrariée, je connais enfin la trêve,

Grâce à ton amour fervent qui me désarme.




Par ta virile prestance, je me laisse envahir,

Tout du mâle fougueux que tu es, me subjugue.

Ma vie près de toi est devenue mon devenir,

Pour toi, le verbe aimer, à jamais, je conjugue.




Toutes ces belles années passées à tes côtés,

Sont tels des grains de blé semés pour l'avenir.

Quand viendra le temps de sagement nous poser,

Nous pourrons les moissonner, avec le sourire.




Je prendrai ta main, pour la serrer sur mon cœur,

D'une pression, je saurai ce que me dira le tien.

Nous nous laisserons bercer par le bonheur,

D'avoir sublimé une mémorable soirée de juin...



Toutes celles qui ont suivi...

Et celles qui suivront encore...

Qu’il en soit ainsi de la Force du Destin...





Christian Bailly
Tous droits réservés
19/08/2024

samedi 7 septembre 2024

Mes tétons


Mmmm...Bébé...

Viens jouer avec mes tétons,

Ils feront durcir mon bâton.

Vois, ils sont déjà tout excités,

Viens, de ta langue, les titiller.



Mmmm... Bébé...

Viens jouer avec mes tétons,

Ils font s'ouvrir ma rose en bouton,

Là, dans mon petit jardin secret,

Où mon désir devient déjà concret


Tu peux les pincer, les mordre,

Pas besoin d'attendre mes ordres.

Ils sont impatients d'être travaillés.


Ils sont le siège de petits délices.

Qui dans mes reins s'épanouissent.

Pour me faire encore plus mâle...

Pour toi, Bébé !



Christian Bailly.

Tous droits réservés

07/09/2024

samedi 31 août 2024

Dans tes broussailles




Là, au milieu de tes broussailles,

Je trouvais un petit animal,

À qui je ne voulais pas de mal

Pour moi, je voulais qu’il trésaille.





Dans cette forêt si épaisse

Il se sentait tellement abandonné,

Alors, bien sûr, je n’ai pas résisté.

J’ai tout fait pour qu’il renaisse




De mes caresses, je l’ai cajolé,

De mes léchouilles, je lai amusé,

Et bien vite, je l’ai vu se lever

Et s’offrir à moi avec sincérité




Alors, de ma bouche, enveloppé

Il a très vite terminé sa croissance

Et il a affirmé sa virile prestance.

J’appréciais sa raideur et sa vitalité




Là, au milieu de tes broussailles,

Il trônait, tel un sceptre royal.

Pour mes expertes bontés buccales

Il me fit don de ces semailles.




Je me rassasiai de ton voluptueux

Fumet de mâle, avec bonheur,

En appréciait la douceâtre saveur,

Avant qu’il ne regagne tes broussailles...





Christian Bailly 
Tous droits réservés
23/08/2024

dimanche 11 août 2024

À l’heure de la sieste

 

D'une bonne sieste, il est enfin l'heure,

Alangui, sur le canapé, il s'est assoupi

Malgré son cuisant désir inassouvi.

Impatiemment, il attend son heure...




Il offre à la vue, sa croupe généreuse,

Indécente, comme celle d'une chienne,

À qui voudra, au plus tôt, la faire sienne,

Ou la titillera d'une langue baveuse.




Qui aura l'audace de glisser sa main,

Pour une chatterie hardie et savante ?

Qui risquera une caresse pénétrante,

Et écartera ce cul insolent de putain ?



Qui osera cette sublimissime gâterie,

Ce baiser tellement osé, cette pépite,

Qui fait s'ouvrir les portes interdites,

À tous les désirs, à toutes les envies ?



Qui donc osera le sortir de sa torpeur,

Le torpiller avec son sexe téméraire ?

Avec virilité, qui en fera son affaire,

Osera, morbleu, lui faire cette fleur ?



Il n'y a qu'un pas du rêve à la réalité,

Sûr, il ne tardera pas à être franchi.

Bientôt, de son feu, il sera affranchi.

L'incendie, par un mâle, sera maîtrisé.


****


Dans l'ombre, de cette Odalisque au masculin,

L'amant fou d'amour et de désir, se satisfait.

Pourquoi ne pas succomber à de tels attraits,

N'est-il pas l'heure de profiter de ce festin ?





Déjà, il se penche, de ses mains, il écarte

Cette gorge de chair intime, déjà humide,

Où se cache une grotte profonde et avide

De visiteurs prêts à abattre leurs cartes.




Avec sa langue curieuse, déjà, il soigne

Cette rose qui ne demande qu'à s'épanouir.

De cette douceur, elle semble se réjouir,

De plaintifs gémissements en témoignent.



L'amant ondule déjà sous la vague du désir.

Il appelle la concrétisation du mâle en rut,

Ce fier aiguillon qui fera de lui une pute.

Déjà, il sent de la déchirure, l'unique plaisir.





Pourtant, il se réjouit de ses chairs écartelées,

De ce don ultime de soi qu'il fait à son aimé.

Il comble les vides de sa chair, de sa destinée.

Son corps devient un réceptacle de volupté.



Alors que l'aimé lâche sa lave incandescente,

Dans ses entrailles, un mascaret l'engloutit.

Son corps se vide autant que l'amour le remplit.

Avant de sombrer dans une petite mort stupéfiante…






Christian Bailly

Tous droits réservés

11/08/2024


dimanche 28 juillet 2024

À bientôt...

 



Bonjour à vous tous...

Un petit mot pour vous rassurer...

Je suis toujours là, avec mon homme. mais mes enfants et petits-enfants nous ont bien occupés. 

La seconde vague arrive mardi pour une bonne semaine...

Entre les deux, une courte pose pour aller chercher de l'inspiration sur le sable chaud, dans les vagues ou sur les dunes... 




Vous pouvez me croire, ma plume à du travail en perspective pour partager avec vous ces moments qui n'ont pas manqué de piquant.

Dans une dizaine de jours, ce sera plus calme et je pourrais à nouveau taquiner poétiquement vos libidos..

Avec mes plus belles amitiés 

Bisous à vous tous.








Christian Bailly 

Tous droits réservés 

28/07/2024



samedi 29 juin 2024

L’amant





Sur le lit appesanti de coussins repus,

Enlacé par les draps de soie, l'amant nu,

Gît, ensuqué, dans la moiteur de l'été.

Sur sa fesse, une patte d'ours tatouée,

Signe de son absolue allégeance,

Témoigne de sa totale appartenance,

À son vénéré et généreux souverain,

Dont il est devenu l'ineffable putain.





Entre ses cuisses viriles et velues,

Ses couilles lourdes de plaisirs attendus,

Espèrent le tourment de ses caresses,

Et de ses rudoiements, les ivresses.

Son sexe sans prétention, engourdi,

Vibre au rythme de ses rêveries.

Une perle opale, aux relents capiteux

Suinte de son prépuce mystérieux,

Derrière lequel se cache, son gland,

Impatient de se montrer turgescent.




Dans la raie de ses fesses généreuses,

La moiteur de ses attentes scabreuses,

Oint son cul altruiste et magnanime,

Toujours prêt à partager de son intime,

Les plus secrètes espérances fébriles,

Pour de vigoureuses offenses viriles.

Dans cette coupe faite pour l'offrande,

Brûlent des appétences gourmandes,

Grondent des espérances virulentes.



Tout, de cette chair somnolente,

Aspire à recevoir et à donner du plaisir,

À contenter son maître, à le servir,

Pour devenir un irréprochable amant.

Absolument tout de ce corps pantelant,

S'apprête dans le secret de ses rêves.

Ses envies ne connaissent pas de trêve.

Son corps est un comme un volcan,

De ces abysses, il sait les tourments,

Là, y stagne, une lave incandescente…



Christian Bailly

Tous droits réservés

23/06/2024

samedi 22 juin 2024

Rêveries

 

Sur la plage dorée par le soleil couchant,

Loin de toi, j'attends que passe le temps.

J'écris ton prénom, en lettres capitales,

Au bord des vagues ; à mes pieds, elles s'étalent.


 

Sur le sable chaud, nu, je me suis allongé,

Par mes rêveries, je me laisse transporter.

Là, ce que je voudrais tant partager avec toi,

Je le contemple, le corps et le cœur en émoi.


 


Sous la brise pourtant légère, je frisonne.

J'oublie le temps ; pour toi, je m'abandonne.

Je sens sur moi, lascive, se poser ton image

Je veux bien croire à tout prix à ce mirage.

 

À la pensée de tes caresses, de tes baisers,

Tout enflammé, comme un jeune premier,

Mon corps fait l'aumône, réclame son dû,

D'être aux ardeurs de ton désir confondu.


 


Je rêve des folies que nous ferions à deux.

J'imagine le vent marin dans tes cheveux,

Le soleil mordoré, se déposer sur ta peau.

Des vagues aimantes, sur nous, les assauts.


 


Elles enveloppent nos désirs impertinents

De leurs vigoureux et sensuels traitements,

Unissent nos corps dans leurs bouillons,

Elles donnent à nos cœurs ivres le tourbillon.


 


Je rêve aussi aux jours qui nous rapprocheront,

Où, paisiblement, ensemble, nous vieillirons.

À mon grand regret, je te montrerai le chemin,

Mais grâce à toi, j'en oublierai le temps assassin.



Christian Bailly

Tous droits réservés

03/11/2011

 

 

…/…

dimanche 9 juin 2024

Liberté


Liberté ! Ô ! Ma Liberté !

Au temps de mes vertes années,

Je t'avais ingénument égarée

Mais en toute honnêteté,

Pour un amour fourvoyé,

Pour lequel je n'étais pas né.

Je pensais bien t'oublier,

De ma différence, triompher,

Aux conventions, me conformer,

Dans le rang, faire mon entrée.





Mais c'était sans compter

Sur ma nature, ses réalités.

Pendant un temps, j'ai lutté.

J'ai désespérément bataillé.

Et puis, j'ai fini par céder

À mes démons, ma singularité.




Rongé par la culpabilité,

Mon manque de loyauté,

Persécuté par mon ambiguïté.

Je t'ai pleurée, oh ! Liberté !

Alors, j'ai largement payé

Le prix de mon lourd secret

Sans savoir à qui l'avouer,

À quel dieu me vouer.

J'ai pleuré, j'ai déprimé.

Je t'ai cherchée. Ô. Liberté !

Dans les allées, les forêts,




Dans les rues mal éclairées,

Les quartiers mal fréquentés,

L'âme déchirée,

Le corps affamé.

Des autres, je me suis isolé.

Je me suis accusé,

Je me suis condamné.




Et puis un jour, j'ai rencontré

L'élu de mes infamantes pensées.

Grâce à lui, j'ai ressuscité.

Pour lui, j'ai de nouveau vibré,

Je me suis enflammé.




Ma vie n'était plus une fatalité

Mais une réalité tant espérée,

Que je me devais de réaliser.

Alors j'ai réclamé ma liberté.

À regret, on me l'a accordée.

J'ai divorcé.

Je n'en fais pas une fierté

Mais je me suis retrouvé

Pour mieux m'assumer.

Je t'ai retrouvée. Ô. Liberté !

Contre quelques billets

Dont j'ai été délesté,

Et presque une vie reléguée

Au passé ;

C'est le prix de la liberté !

Je t'ai retrouvée, oh ! Liberté !

Mais pour mieux m'enchaîner
























À ma nouvelle destinée,

À lui, ô ! Mon bien-aimé !




Christian Bailly
Tous droits réservés
06/10/2011

samedi 25 mai 2024

Mon Bel Ami

  

 


Cours Mon Bel Ami,

Nu, dans les dunes,

Sous le soleil de midi,

Aux regrets de la lune.


 


Fais-moi encore vibrer

Comme le premier jour

Où je t'ai rencontré

À la tombée du jour.

 

Cours, Mon Bel Ami,

Tout nu sur la plage.

Je sais aujourd'hui

Tu n'es pas un mirage,


 


Ni le fruit d'un rêve,

Mais une belle réalité,

Ma destinée, ma sève,

Ma raison d'exister.

 

Cours Mon Bel Ami,

Nu dans les vagues.

Du regard, je te suis.

À te voir, je divague.

 


Comme elles sur toi

J'oublie qui je suis.

À caresser ma proie.

Impertinent et hardi,

 

Cours Mon Bel Ami,

Nu sur les rivages

De toutes mes folies.

Tu as mes suffrages.


 

Viens Mon Bel Ami,

Offrir, nu sur le sable,

Aux flots de nos envies,

Ton corps insatiable.

 

Devant tant d'ardeur,

Le soleil, désappointé,

Se couchera en fureur

Dans la mer embrasée.


Christian Bailly

Tous droits réservés

06/10/2011