mardi 1 septembre 2020

Confession

 

 

Dans mon âme, c'est la panique,

Je suis une erreur de fabrique !

J'ai un gros problème technique !

Oh ! Ce n'est rien de physique

Et encore moins anatomique !

Je ne pense pas biologique,

Ni même, psychologique !

Je ne suis pas drogué, ni alcoolique,

Mais je n'ai rien d'angélique.

Je suis très loin d'être charismatique.

Certains, même, pourraient être allergiques

À ma personne plutôt atypique.

 

Dans mon âme, c'est la panique,

Je suis une erreur de fabrique !

J'ai un gros problème technique !

Ma situation n'est pas catholique,

Cet aveu vaudra bien des critiques,

Aura l'effet d'une bombe atomique,

D'un coup de tempête cyclonique.

Pas de quoi faire une affaire médiatique

Ou même des conflits diplomatiques.

Je ne vais pas vous le faire dans le lyrique,

Encore moins version mélodramatique.

Il faut enfin que je vous explique !

 

Dans mon âme, c'est la panique,

Je suis une erreur de fabrique !

J'ai un gros problème technique !

Une révélation, à vous faire, très impudique !

Jusque-là, je vivais sous analgésique,

Aujourd'hui, je dis: au diable les barbituriques !

Ma vie était loin d'être idyllique,

Mais en voilà un moment historique !

Je dis : fi des étriqués, des fanatiques !

Enfin ! Ça n'a rien de catastrophique

De ne point être une figure schématique !

Et… Je n’en suis pas moins, pour cela, romantique!

 

Dans mon âme, c'est la panique,

Je suis une erreur de fabrique !

J'ai un gros problème technique !

Je vous présente d'avance ma supplique,

Mais haut et fort, enfin, je revendique,

Le bonheur de vivre sans anesthésique,

De ne plus rester dans l'arrière-boutique,

De ne plus être un poète onirique,

Je me désintoxique !

Je vous dévoile ma personnalité fatidique,

Je suis un adepte des Amours phalliques !

Un homo… Comme ils disent…





Texte et Photos Christian Bailly

Tous droits réservés

13/07/2010

vendredi 28 août 2020

Accro de toi

 

De toi, c'est incontestable, je suis accroc !

Il me suffit de te voir pour avoir les crocs.

De t'aimer, je suis conscient de ce raccroc.

À cet amour, promis! Je ne ferai d'accroc.

Parfois, je me dis : « Mais je l'aime de trop ! »

Mais vient à passer près de toi un escroc,

Qu'aussitôt, je l'avoue, je montre les crocs.

À tes côtés, trop heureux, je fais le fiérot.

Le soir, je quitte sans tarder le zinc du bistro

Pour te rejoindre vite, vite… Je file au trot.

À mon épanchement pour toi point de garrot.

Je t'aime ! C'est sûr ! C'est dans le tarot.

Pour toi, toujours prêt à faire mon numéro,

Je chanterai sous ton balcon Figaro ! Figaro !

En Amour, je veux devenir ton maestro,

Point de moderato tout en… Allegro !

Pour toi, sur ta couche, je serai ton torero.

Je te ferai valser à perdre la tête sur un tango

Je ferai de ton corps indécent un brasero.

Jour après jour, je resterai ton Roméo…


Jour après jour, j'écrirai pour toi mon romancero…



Christian Baillys

Tous droits réservés

08/07/2010



















dimanche 16 août 2020

Ivresse

  

 

Comme il me presse de goûter ton cru,

De le découvrir comme un vin nouveau,

De me délecter de ton jus de jouvenceau,

Gouleyant, à souhait, par le plaisir accru,



D'en déguster les merveilles intimes,

Aux saveurs de tes fruits défendus.

D'en savourer le bouquet inattendu,

De m'enivrer, de sombrer dans l'abîme.

 

Comme il me presse de jouir de ce nectar,

Que l'on dit réservé aux seuls Dieux,

De m'en délecter en fermant les yeux,

De faire honneur à cette essence rare.

 

Et si à mon goût, je le trouve divin,

Je le tirerai, c'est sur, jusqu'à la lie,

Jusqu'à ce que la source enfin tarie,

Me demande grâce, d'y mette fin.

 

Ivre d'amour, je m'écroulerai à contrecœur,

Dans un profond sommeil bien mérité,

D'où je m'éveillerai, au matin, plus assoiffé

Que jamais, de toi et de ta sublime liqueur.

Photos et texte de Christian BAILLY

Tous droits réservés

07/07/2010

 

vendredi 7 août 2020

Symphonie pastorale




Sur la couche sauvage d'une prairie en fleurs,

Je te dépose tout nu, dépouillé de ta pudeur.

Sur ta peau, quelques gouttes de rosée déposées

Appellent mes baisers, avant de s'évaporer…

Les herbes folles sur toi se penchent doucement

Sur ton corps alangui, pour semer au gré du vent,

Leurs graines de folie, les prémisses du désir.

Mon bouquet devant cette icône ne peut se retenir.

Autour de nous, tous s'affairent à nous contenter.

Qui de nous embaumer, qui de chanter et célébrer,

Dans l'allégresse et la ferveur, ta beauté sculpturale,

Qui de composer pour nous une symphonie pastorale.

 

Dans mon cœur, je berce l'espoir de ne jamais oublier

Cet instant si délectable, où tout à moi, abandonné,

Tu n'appartiens assurément à personne d'autre que moi.

Je me penche, sur ta bouche rosée, offerte à mon émoi ;

 

Mes lèvres, à leur corps défendant, ne peuvent résister

Plus longtemps devant ce fruit, sans le consommer.

D'effleurements en effleurements, elles s'entrouvrent,

Se libèrent, s'offrent, et dans la fougue le découvrent.

 

À cette fureur de vivre, bientôt s'invite la passion.

Nos corps, possédés par nos mutuelles obsessions,

S'enflamment comme des torches, attisés par la brise.

Ils se consument, l'un de l'autre, avidement, se grisent.

La nature, impertinente, s'invite à nos furieux ébats.

L'herbe se couche, complice de nos tendres combats,

D'où seul l'Amour souverain sortira en illustre vainqueur,

Dans une vague de plaisir, pour notre plus grand bonheur.















Texte et photos : Christian Bailly

Tous droits réservés

06/07/2010



jeudi 16 juillet 2020

Je t'aime…


Quand je deviens chienne
Et que tu deviens chien,
Que je ne veux que ton bien,
Satisfaire ta nature épicurienne…

 

Quand nos corps, enragés,
Luttent, se fondent et se défont,
À la recherche du plaisir profond,
Sur la voie des plaisirs sacrés…

 

Je t'aime…

Quand je fais ma louve chaleureuse,
Et que tu vampirises mes sens,
Pour en extraire sa quintessence
En copieuses senteurs sulfureuses…

 

Quand je fais ma vraie salope,
Pour te mettre à feu et à sang,
Que tu forces mes retranchements
Que tu violes mon enveloppe…


Je t'aime…

Quand, dans l'hystérie, à corps et à cris,
Je te demande de combler ma chair,
Que tu t'exécutes pour me plaire,
Que je quémande, que je te supplie…

 

Quand, au bout de ta résistance,
Je t'extirpe ta salve d'honneur,
Dans un gémissement d'exquise douleur,
De ton plaisir, j'en vois la substance…

 

Je t'aime…

Quand, sur mon corps repu,
Tu poses mille baisers,
Pour me remercier,
De t'avoir si délicieusement corrompu.

 

Je t'aime… Je t'aime… Je t'aime…

Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
05/07/2010

jeudi 9 juillet 2020

Partage

 

Sous les mêmes cieux, à cent lieux l'un de l'autre,

Les amants séparés contemplaient l'azur,

En pensant l'un à l'autre…

 

Allongés dans l'herbe haute, leurs corps nus alanguis,

Abandonnés aux caresses de l'astre céleste, s'appelaient.

Respectivement, au-dessus de chacun, leur âme planait

Inspirant les désirs esseulés et brûlants d'amants transis.

 

Une brise légère insufflait aux oreilles des amoureux

Les mots d'amour envoûtants tant de fois échangés,

Elle s'attardait sur leur chair insatisfaite et agitée

Demandeuse des bienfaits des plaisirs langoureux.

 

Sous les mêmes cieux, à cent lieux l'un de l'autre,

Les amants séparés contemplaient leurs envies,

S'extasiaient de cet auguste présent fait par la vie,

En pensant intensément l'un à l'autre…

 

Leurs mains, sagement étalées dans les fleurs sauvages,

Bientôt, succombèrent à leur demande persistante,

S'abandonnèrent aux exigences mutuelles, en attente,

À leurs envies, qui en eux, sourdement, faisaient rage.

 

La nature, inspiratrice et complice, se faisait le messager

De leurs aspirations et conspirait pour leur bon plaisir,

Dispersant au gré du vent, parfums enivrants à saisir,

Et caresses audacieuses sur leur nudité émoustillée.

 

Sous les mêmes cieux, à cent lieux l'un de l'autre,

Les amants séparés partagèrent leur félicité,

En pensant fougueusement l'un à l'autre…

 

Sauvagement, bientôt, ils unirent leurs mutuels desseins

De s'aimer ; dans un même élan, ils partagèrent leur libération …

Leurs âmes réunies planaient respectivement à l'unisson,

Au-dessus de chacun, inspirant de leurs sentiments le même destin.

 

Au-delà du chagrin d'être cruellement séparés par la vie,

De leurs amours solitaires, mais en totale communion,

Ils tiraient la force de faire prospérer, de leurs âmes, la fusion,

En attendant le bonheur proche d'être enfin à jamais réunis.

 

Sous les mêmes cieux, à cent lieux l'un de l'autre,

Ils contemplaient leur indicible Amour…

De son avènement, bientôt arriverait le jour

Ils y pensaient immensément…  L'un et l'autre…


Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

02/07/2010