mercredi 24 mars 2021

De tes mains...





De tes mains, je reçois tes preuves d'amour, 
Quand, toutes imprégnées de ton sommeil, 
Sur mon corps, lentement, elles se réveillent, 
Pour dessiner en douceur, mille et un contours. 



Du bout de leurs doigts, de ma torpeur, 
Elles me sortent, agaçant sans plus attendre, 
Mes tétons prêts à fermement se défendre, 
Passés les quelques instants de stupeur. 


Impatientes et possessives, elles visitent 
Sans perdre une minute mon domaine, 
S'attardent sur mes seins, filent vers l'aine, 
Puis sur mes arrières où elles s'agitent. 




Entre mes cuisses, mon ardeur matinale, 
A l'affût, les attend dans la pénombre. 
Mon désir volcanique, blotti à l'ombre 
De mes reins, soudain, se dévoile, vénal. 




Ensorcelées, tes mains habiles éparpillent 
Sur ma peau en feu, leur furieuse tempête. 
Je leur abandonne, de ma chair secrète, 
Le reste de pudeur qu'aussitôt elles pillent. 


Conquis, je cède à leur insistante expertise. 
J'ouvre ma porte, pour être enfin saisi, 
Leur laisse faire l'inventaire de mon envie. 
Je leur consens l'objet de leur convoitise. 


Comme un trophée, elles le brandissent, 
Me le confisquent, en prennent possession. 
Elles se laissent emporter par leur passion, 
À leur bon vouloir, finalement, l'asservissent.



À leurs tendres agressions, je me rends.
J'attends d'elles ma délectable récompense. 
Je les laisse manœuvrer avec expérience, 
Absolument convaincu du sort qui m'attend. 


Obéissant, je fais humblement pénitence, 
Je plie finalement à leurs viriles injonctions, 
Leur offre, dans un soupir, ma bénédiction, 
Et de mon intime plaisir, la sublime substance.





Abasourdi, je porte à mes lèvres fiévreuses 
Tes mains pour les baiser tendrement, 
Les remercier pour leur dévouement, 
Et de ton amour, ses preuves généreuses.




Christian Bailly
Tous droits réservés
29/11/2010

mardi 16 mars 2021

Ascenseur pour le bonheur

 




De te quitter, voici venue l'heure…

D'un dernier baiser, je t'effleure…

Je m'engouffre dans l'ascenseur.

Imprégné de ta sulfureuse odeur,

J'emporte avec moi notre bonheur,

Le fruit de tes sensuels honneurs,

Les stigmates de notre fureur,

De tes caresses, toute la douceur.

Baigné de ton regard prometteur,

J'oublie, de l'éloignement, la douleur.

En moi, brille, de l'espoir, la lueur,

De te revoir. Oh ! Toi, mon Seigneur !

 

Emporté par l'ascenseur, je reste songeur…

Intrépide ripailleur, tu es mon passeur

Pour un monde de bonheur sans pudeur,

Où j'abandonne le solde de ma candeur.

Bientôt, je reviendrai revoir mon dictateur

De mon cœur, toi, le tendre inquisiteur,

Pour connaître du plaisir, la splendeur,

Et de nos sentiments partagés, la valeur.

Mon bien-aimé, je suis ton débiteur,

De la vie, je découvre enfin le meilleur.

 

De te revoir, oh ! Toi mon bienfaiteur!

J'attends l'heure….

Pour, de ma fortune, connaître toute l'ampleur…

De nos ivresses, te faire le compositeur…

Pour te nommer honorable percepteur

Sur mes terres, du produit de ton labeur…

Pour, de mon jardin secret, t'offrir l'impudeur.

Avec impatience, j'attends l'heure…

 

J'attends l'heure…

De l'ascenseur pour le bonheur…

Texte et Photos  Christian Bailly

Tous droits réservés

22/11/2010

 

vendredi 5 mars 2021

Déclaration

 

 



Mon Bel Ami,

Par les biais de ces mots, je viens vous entretenir de mes sentiments,

Vous dire combien mon attirance égale celle de la terre pour le soleil.

Mon cœur se consume, s'impatiente d'avoir des  nouvelles du vôtre.

Mon Bel Ami, je vous aime trop pour taire la noblesse de mes amours.

Comment vous faire entendre l'appel impératif de ma chair pour la vôtre

Et museler tous ces mots torrides qui brûlent mes lèvres en fusion.


 


Mon Bel Ami,

J'ai pour votre table de grands appétits que vous seul pouvez contenter.

Ma lame, aiguisée par vos attraits, espère les délices de votre fourreau.

L'envie de pleurer en vous toutes les larmes de mon corps m'assaille.

Sur vos terres, ma source entend bien se répandre et enfin se tarir.

Loin de vous, je me languis de vos yeux, et de ce qu'ils me disent…

Ou de ce qu'ils n'osent me dire de peur de se confondre. Je sais !


 


Mon Bel Ami,

Ce n'est pas quand je serai enfin terrassé de trop vous attendre

Qu'il vous faudra m'avouer ce qui vous anime, ce que j'espère…

Le bonheur d'aimer est une rose, il faut savoir l'offrir quand elle éclot,

Avant de voir à terre ses pétales emportées par le temps qui passe.

Avouer n'est point se répudier, mais calmerait la douleur de mes attentes.

Je suis enchaîné à vous, Mon Bel Ami, et rien ni peut, si ce n'est la mort.


 


Mon Bel Ami,

Je n'entends plus que votre chant et celui du rossignol m'impatiente.

Les couchers de soleil sont si pâles et sans passion sans vous à mes côtés.

Ma vie s'étiole comme un bouquet de fleurs sauvages oublié au chevet.

J'ai besoin que votre sève s'écoule en moi pour revenir à la vie,

De sentir votre feu dans ma cheminée et votre flamme me lécher.

Mon cœur ne bat que pour vous à la cadence de votre tambour.


 

Mon Bel Ami

Si la nuit n'avait pas eu de matin, je n'aurais cessé de vous entretenir,

Pour ne point quitter votre pensée et assiéger ainsi votre cœur,

Mais le soleil pointe son nez et sèche trop vite l'encre de mes idées

Qui pourtant pour vous foisonnent, la fatigue me prend …

À contre cœur, au sommeil, je me rends…

Mais, sachez Mon Bel ami, que c'est avec vous, que j'ai rendez vous.


Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés 
10/11/2010

samedi 27 février 2021

Vénération

 

 


Quand l'orage, de ta passion, enfin se lasse,

Quand la paix a raison de tes sens exaltés

Et déploie ses ailes sur ton corps fatigué,

Quand la nuit, de son silence, te terrasse.



 

Je t'écoute …

J'écoute le repos du vaillant guerrier.

J'écoute le souffle apaisé de tes rêves,

De nos ébats amoureux la douce trêve.

De ton sommeil, je me fais le trésorier.



 

Je te regarde…

Dans la pénombre, je monte la garde.

Fasciné, je contemple, le temps passé,

Patiemment déposé sur ta toison argentée,

Suppliant que pour nous, il s'attarde.

 


Je te sens…

Je te respire, je me grise de tes senteurs,

Qu'aucun jardin de roses, au monde, n'égale.

Envouté, sans me rassasier, je me régale

Des fragrances de tes derniers bonheurs.



 

Je te touche…

Je pose, sur ton bouton de rose palpitant,

Une chaste caresse, dans l'attente de voir

Éclore l'objet de tous mes intimes espoirs,

Sans toutefois ranimer le mâle somnolant.



 

Mais…

Le vacarme de mes pensées agite mon désir,

Je contiens mon envie de réveiller la bête.

Mais du bonheur de ma contemplation secrète,

De te regarder dormir, je ne puis me dessaisir.

 


Tu es là, dans la candeur de ton sommeil,

Ignorant toutes les rêveries qui m'assiègent.

De ta beauté, je me laisse prendre au piège.

De ma chance de t'aimer, je m'émerveille.

 


N'es-tu pas la plus belle chose qui puisse m'arriver ?

Comblé, je m'endors, emportant avec moi,

L'objet de mes indicibles émois…Toi !

Au creux de mes reins, mon ardeur reste éveillée.


Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

09/11/2010

vendredi 19 février 2021

Sacrilège

 


 Instant sacré !

Quand dénudé, allongé en croix sur notre autel,

Tu t'offres, comme l'agneau, à ma dague affûtée.

Quand tes psaumes me demandent de t'honorer,

Que ton corps aspire au contentement providentiel.

 



Quand ton intime encens trouble mes sens exaltés,

Quand tu me supplies de céder à tes prières impures,

Et que tu me quémandes de bien vouloir conclure,

Quand tu me confesses tes attentes avec sincérité.

 



Instant sacré !

Quand tu fais pénitence, que je mets fin à ton abstinence,

Quand je prépare pour ton expiation, mon purgatoire,

Quand pour tes sens, mon enfer n'est qu'une échappatoire,

Et que tu refuses du paradis les trop pâles réjouissances.



 
Quand tu m'offres ton hostie et que je m'y consacre,

Quand mes lèvres effleurent ton calice pour moi, élevé,

Et que je jouis des douceurs de ton vin sacré avec piété,

Quand je soigne pieusement les préliminaires de ton sacre.

 



Instant de grâce !

Quand je vois du plaisir annoncé, sur ton corps martyrisé

Les stigmates, et que je t'offre ma délictueuse absolution,

Contre le fruit de ta repentance, pour unique condition.

Quand tu expies enfin, dans les souffrances de la volupté.


 


Instant de grâce !

Quand ton désir assouvi, docilement décline,

Se met à genoux…




Alors reconnaissant, devant lui, je m'incline.




Texte et photos Christian Bailly 

Tous droits réservés

28/10/2010


jeudi 11 février 2021

L'amour est dans le pré

 

Je rêve de t'allonger, de sagement te déshabiller.

De mes caresses, t'effleurer, et venir déposer,

Comme un papillon, sur ton corps extasié,

Mille baisers légers, pour te faire frissonner.

 



Je rêve de te voir, sous mes mains t'épanouir,

Comme une fleur sauvage avant de la cueillir,

Te découvrir, te sentir, m'enivrer, tressaillir,

Me laisser envoûter par ton bouquet, défaillir.

 




Je rêve de réveiller ton affriolant pistil, le titiller,

De l'exalter et son insolente indécence, exhorter.

Tes fructueuses étamines, les flatter, les voir vibrer,

S'enorgueillir, pour mieux servir ta générosité.



 

Je rêve, comme une abeille de venir te butiner,

À l'élaboration de ton miel singulier, m'afférer.

Intensément, sans faillir, besogner, et récolter

Enfin ton sucre libéré, pour mieux m'en gorger.



 

Je rêve de voir s'envoler avec la brise l'exhalaison

De ton plaisir, le fruit de notre communion,

D'encenser ainsi la terre entière de notre passion,

La féconder de notre amour, de ses ardentes effusions





Texte et photos Christian Bailly 
Tous droits réservés
19/10/2010

vendredi 5 février 2021

Défi

 


 


J'étais amoureux de la veuve en noir.

Chaque jour, elle se faisait plus pressante,

Elle m'assaillait de déclarations séduisantes,

Ses attraits, ne cessaient de m'émouvoir.

 

Elle me promettait un monde merveilleux,

Sans haine, sans peine, sans une larme,

Où l'on n’a plus besoin de sortir les armes,

Dans ces bras d'être infiniment heureux.

 

Elle m'aguichait, m'ouvrait son lit de satin.

Elle me proposait des épousailles solennelles,

M'assurait que j'y trouverais le repos éternel,

De connaître, avec elle, un nouveau destin.

 

Je ne l'avais pourtant pas encore embrassée,

Ni même effleurée de délicates caresses,

Qu'elle s'offrait à moi comme une déesse,

M'exigeait de bien vouloir, au plus tôt, l'épouser.

 

Mais c'est qu'à la vie, j'étais encore marié.

Même si elle se faisait, pour moi, cruelle,

Et que l'envie me prenait parfois d'être infidèle,

Je résistais à mon obsession de la tromper.

 

Résister ! Je devais résister à cette ogresse !

Voir la vie sous de plus beaux présages,

Croire à l'amour, savoir en tirer avantage,

Et détromper cette impertinente maîtresse.

 

Mon Ami, mon Amour, mon tendre Amour !

C'est alors que tu me détournas de cette femelle,

Tu construisis autour de moi ta citadelle,

Me pris sous ton aile pour me défendre de ce vautour.

  

Aujourd'hui, je te dois ce beau discours,

Tu m'as soustrait à mes trop sombres envies,

Mis au défi d'aimer, d'adorer avec toi, la vie

De m'en régaler, pour qu'avec toi, je la savoure.


Mon Ami, mon Amour, mon tendre Amour !

Pour toi, je relève ce défi !


Photos et texte Christian Bailly

Tous droits réservés

15/10/2010