vendredi 27 janvier 2023

À cent lieues...

 


 

J'aurais tant voulu partager avec toi…

Les millions d'étoiles pour témoins,

De nos corps exaltés, l'ardent besoin,

Le secret des ténèbres bienvenues,

Le sable tiède sous nos corps nus.


 

J'aurais tant voulu partager avec toi…

Des vagues, le murmure langoureux,

Les lamentations de jalousie des dieux,

Les soupirs de la brise dans les dunes,

Les caresses érubescentes de la lune.

 


J'aurais tant voulu partager avec toi…

Le goût du sel sur notre peau dorée,

Les morsures de nos baisers passionnés,

Le désir cuisant de nos indécents tisons,

Les plaintes de nos plaisirs au diapason.


 


Je t'ai appelé dans le silence de la nuit.

Tu as répondu à mes gourmandes envies.

Je t'ai demandé sans détour de te dénuder,

Dans toute ta splendeur, je t'ai imaginé.


 


J'ai fermé les yeux, j'ai caressé mon corps

Qui mendiait son plaisir, encore et encore.

J'ai écouté tes soupirs se mêler aux miens,

Et nos cœurs amoureux se sont pris la main.

 


Nos plaintes ont déchiré la douce nuit

Qui séparait nos cœurs et nos corps épris

Sous les mêmes cieux, mais à cent lieues,

Se sont exprimés, alors, nos plaisirs harmonieux.


    

Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés 

18/08/2011

mercredi 18 janvier 2023

Absence

 



Sur le lit défait, esseulé,

Je cherche ton corps éclipsé

Où blottir mon cœur chagrin

De ne pouvoir au petit matin

Sentir ta chaleur m'incendier,

Lire dans tes yeux ensommeillés

Et encore bordés par le plaisir,

L'étincelle de ton matinal désir.




Sur le lit défait, esseulé,

Je cherche les émanations volatilisées,

De nos ébats, le fumet de ton corps,

L'exhalaison de ton intime trésor,

Les traces de nos plaisirs mêlés,

Les preuves de nos amours enragées

Pour me dire que je n'ai pas rêvé,

Que tu es une bien belle réalité.


 


Sur le lit défait, esseulé,

Je laisse mon âme vers toi s'envoler.

Mon désir inassouvi, alors, s'éveille.

Il s'impose, torture mon sommeil.

Mon corps, sevré de toi, s'enflamme.

Tu hantes inlassablement mon âme.

Ma chair faible cède à ses exigences.

Je te dédie le fruit de son impatience.


 


Sur le lit défait, esseulé,

Je m'endors pour oublier

Mon profond désarroi,

Le temps qui passe sans toi.

Je sombre dans mes rêves

Où tu viens et tu m'enlèves

Pour vivre de notre amour

Le sublime, jour après jour.



Texte et photos :Christian Bailly

Tous droits réservés

18/08/2011 

vendredi 6 janvier 2023

La vie en rose

 


 


Avec toi, je vois la vie en rose.

Je ne sais plus écrire en prose,

Mon cœur rime sur la vague,

Mon corps loin de toi divague.


 



















Avec toi, je vois la vie en rose,

L'amour en toutes choses,

Mon âme oublie les temps

Passés pour réaliser le présent.


 



















Avec toi, je vois la vie en rose,

Et j'en connais la noble cause,

Mon amour pour toi grandissant,

À chaque souffle, à chaque instant



 

Avec toi, je vois la vie en rose,

Quand sur ton cœur, je pose

Tous mes rêves et mes espoirs,

Alors je n'ai plus peur du noir.


 


Avec toi, je vois la vie en rose,

Mon corps à toi se confie, ose

Découvrir tous les plaisirs,

S'asservir à tes furieux désirs.


 

Avec toi, je vois la vie en rose,

Mon ami, de mon âme, tu disposes,

De mon corps, jouis en virtuose,

Avant que mon cœur n'explose.

 

Avec toi, je vois la vie en rose…


Texte et Photo Christian Bailly

Tous droits réservés

17/08/2011

mercredi 21 décembre 2022

Feu de cheminée


En cette veillée de Noël,

Il me vient des idées, mon ami…

Des idées qui feraient rougir un païen !




Je le sens bien, le feu couve sous la cendre…

Ah ! Mon bellâtre, j'ai envie de ton âtre !



Ne sens-tu pas, comme je flambe pour toi ?

Je te le dis, "Retire ce pare-feu" 



J'ai envie d'enfoncer ma bûche

Dans ta cheminée incandescente…



D'aller et de venir…

De te ramoner…

Avec moi, plus de bistre,

Pas besoin de passer le hérisson !



Ça va faire des étincelles !

J'ai envie de t'entendre gémir,

Comme le bois qui se consume.



J'ai envie de t'offrir la sève,

De mon bois encore bien vert.

Oh, oui, mon ami !

Ta cheminée va ronronner de bonheur…

Ça va ronfler !

Ton cul va fumer !



Et quand je serai prêt…

Que tu auras le feu au cul…

Et que j'aurais ce qu'il faut

Dans les tuyaux

Alors…

Alors…

Je l'éteindrai avec le jus de ma lance…

Avant de te couvrir

De mon corps de sapeur !



Joyeux Noël à vous tous !


Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

19/12/2022

 

samedi 17 décembre 2022

Un jour… Une étoile

 









 

 

 Un jour…

Ton corps a touché mon corps.

Quand il n'aspirait qu'à crever

Dans sa plus sombre réalité,

Tu lui as fait vivre Sa Vérité,

Celle pour laquelle il était né.


 

Un jour…

Ton cœur a touché mon cœur chagrin

Pour lui montrer son véritable chemin.

Quand je noyais mon âme dans le noir,

Quand je perdais du bonheur, tout espoir.


 


Un jour…

Ton âme a touché mon âme

Quand mon cœur ne savait plus refuser

Ce linceul qui déjà le couvrait sans pitié,

Tu as brisé ses chaînes, assouvi sa faim,

Révélé le bonheur d'aimer selon son destin.

J'ai découvert alors dans tes yeux

Le miracle de l'Amour, et son feu.


 

Mon ami, Mon Amour, je suis touché

Par la grâce de tes sentiments avoués.

Sur moi, elle dépose ses ailes de félicité,

En moi, elle coule, généreuse, à flots répétés,

Comble toutes les aspirations inespérées


De ma vie trop longue de damné.

 


Ton cœur a touché mon cœur,

Et mon âme a trouvé le bonheur de vivre.

Le bonheur de se réaliser, et non de survivre.

Le bonheur d'exister pour toi Mon Ami.

Il peut bien pleuvoir jour et nuit,

Le soleil peut  bien oublier de se lever,

J'ai depuis ce jour, une étoile du berger

Qui scintille sur le chemin

De mon véritable Destin

Elle me rappelle pourquoi, pour qui, je vis

Cette étoile… C'est Toi !



Texte et photos Christian Bailly

 04/08/2011

Tous droits réservés 


Ardeurs


Chaud ? Moi ? 


Oui, je suis chaud…

Chaud, comme les flammes de l'enfer, 

qui rêvent de ton corps et de le dévorer.

Chaud, comme la braise qui songe, 

par ta glorieuse lance, à se voir étouffée,



Chaud, comme un crépuscule rougeoyant 

qui se meurt pour mieux ressusciter

Chaud, comme un volcan éteint depuis trop longtemps,

 impatient d'être réveillé.


 

Oui, je suis chaud Mon Ami…

Chaud, comme un soleil d'hiver 

qui attend par ta peau de se voir brûlé,

Chaud, comme le désert 

qui rêve d'une fontaine pour devenir un Eden espéré,



Chaud, comme les blés sous le soleil de juillet 

juste avant d'être moissonnés,

Chaud, comme une bougie incandescente 

prête pour toi à se consumer.

 


Chaud ? Moi ?

Oui, je suis chaud… 

Chaud, Mon Ami, Mon Amour

Chaud, comme le feu 

qui transcende ma chair.

Chaud, comme cette ardeur 

qui dévore mon âme.

Chaud, comme ce bûcher 

qui immole mon cœur.

Oui, pour toi, je m'embrase 

corps et âme, d'amour…


Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés 

03/08/2011

samedi 3 décembre 2022

Gage d'amour

 

Pour me voir fléchir,

Sur ma peau, ton désir

Exprime ses droits,

Du bout de tes doigts.

 

Tu me dictes tes lois,

Je t'affirme ma foi.

J'obéis à tes décrets

Qui se font concrets.

 

Aux dictats de ta chair,

Je veux complaire,

Et sans condition,

Agréer à ta proposition.

 

Je me plie à tes règles.

Leurs desseins espiègles,

Leurs côtés arbitraires

Sont faits pour me plaire.

 

Sur-le-champ, je décode

De ton honneur, les codes.

Je me soumets à son joug,

Doucement, je l'amadoue.

 

Sur moi, son pouvoir,

Il veut bien l'asseoir.

Il étend son empire,

Dont je ne crains pas le pire.

 

Assuré de sa conquête,

Il modère sa tempête.

Me contraint gentiment,

À son doux châtiment.

 

M'exprime sa puissance,

De sa corne d'abondance.

Me prouve ton amour,

Sans plus de détours.

 

Comme la coupe reçoit

Le vin, je reçois de toi,

L'abondante substance

De ta concupiscence.

 

En gage d'amour…


Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés 

20/07/2021