
Mon ami, ici, tu trouveras toute ma vérité, sans florilège , celle de mon corps et de sa réalité, en toute modestie, celle de mon vécu impudiquement dévoilé avec humilité dans la simplicité de mes poésies, celle de cet amour qui me fait vivre intensément le bonheur d'être enfin celui que j'ai toujours été, celle de mes désirs irrépressibles d'hommes pour les hommes, celle de mes plaisirs d'hommes donnés par les hommes et en particulier par mon homme.
samedi 30 septembre 2023
Déclaration

samedi 23 septembre 2023
Exaltation
J'ai couru tous les chemins pour te trouver,
Au risque d'y laisser mon âme corrompue
Par mes appétits singuliers souvent déçus.
Dans la boue, j'ai traîné mon corps saccagé.
J'ai attendu des nuits blafardes sans lune,
Aux coins des rues sombres et malfamées,
Affamé de chair fraîche, plaisante à cuisiner,
Mais qui jamais ne comblait mon infortune.
J'ai sacrifié mon corps aux causes perdues
Pour oublier au plus profond des bas-fonds
Mon cœur déçu par ces transports inféconds,
Ma chair par trop d'ingratitude, égratignée.
J'ai vu des soleils se lever dans le brouillard
De mon désespoir, des jours et des nuits sans faim,
Des crépuscules gisants, à espérer la fin en vain,
Sur l'autel de ma différence de vieux soudard.
Comme un fruit bien mûr, j'attendais d'offrir
Ma chair en délectation à l'élu de mon cœur.
Comme un agneau, j'espérais du sacrificateur,
Sa dague, pour ma vie, de ce destin l'affranchir.
Mes vertes années comme des feuilles mortes
Se sont envolées dans le ciel gris de ma vie.
Insatiable, je contentais de ma chair les envies,
Mais mes rêves d'amour restaient à la porte.
C'était sans compter sur les jeux du hasard.
Un soir d'été, sous un rayon de pleine lune,
La rencontre de nos corps se fit opportune.
De ce mariage charnel, nous sortîmes hagards.
J'en garde depuis un souvenir impérissable.
Ce que nos corps entreprirent dans l'ardeur,
Nos cœurs le parachèvent dans le bonheur
De vivre enfin cet amour incommensurable.
Ô. Toi Mon Ami ! Je te reçois en sauveur.
Je t'offre, de ma vie, les dernières exaltations
Jusqu'à mon dernier souffle, ma passion,
Mon amour, au-delà de ma dernière heure.
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
20/09/2011
mercredi 30 août 2023
Nu
Nu
sur le sable chaud,
Nu
sous le soleil du midi,
Mes
désirs à fleur de peau…
J'attends
tes caresses,
J'attends
les ivresses,
De
ton regard posé sur mes fesses.
J'attends
tes baisers,
J'attends
tes lèvres salées,
Et
ta langue effrontée me fouiller.
J'attends
ton amour,
J'attends
de voir tes atours,
Qu'impatient,
déjà, je savoure.
J'attends
tes douceurs,
J'attends
tes ardeurs,
Pour
te céder enfin mes faveurs.
J'attends
mon amant,
J'attends
d'être un volcan,
Et
libérer ma sève de son carcan.
J'attends
d'être submergé
J'attends
un raz-de-marée
De
ton plaisir le farouche mascaret.
J'attends
sur moi ton corps,
J'attends
notre petite mort,
Pour
sceller de notre amour, son sort.
Nu
sur le sable chaud,
Nu
sous le soleil du midi,
Mes
désirs à fleur de peau,
Je
t'attends…
lundi 28 août 2023
Dans la glace
Demain
Mon Amour
Mon amour...
Prends-moi dans tes bras,
Serre-moi fort contre toi,
Ton corps contre mon corps,
Ta chair contre ma chair.
Laissons nos désirs germer
Dans nos bas-ventres,
Pendant que nos bouches
s'envahissent...
Christian Bailly
Tous droits réservés
06/08/2023
vendredi 18 août 2023
Je suis là !
vendredi 4 août 2023
Dunes
Mon bébé,
Quelques lignes supplémentaires pour te dire que tu es unique
et que je sais ma chance de t'avoir rencontré et d'être ton mari.
Si tu cherches une raison à ta vie, c'est certainement celle-là,
tu devais être là...
pour d'autres bien sûr, mais surtout pour moi,
pour me faire heureux,
me faire connaître cette sérénité que j'attendais pour m'épanouir.
Merci d'être là, Bébé !
Je t'aime !
Dans
les hautes herbes dorées,
Par
le vent d'ouest, balayées,
Tu
te glisses sur le sable chaud,
Et
t'offres, impudique, aux assauts
De
mon objectif devenu lubrique.
Ce
jeu de rôle n'a rien de poétique,
Je
vois ce que je suis, à te regarder,
Dépourvu
d'embarras et de préjugé,
De
l'innocence de l'adolescence,
Qui
empêcheraient nos sens,
Sans
foi, sans loi, de s'épanouir.
De
t'aimer, je peux me réjouir
Tu
es mon double, si différent,
Et
pourtant tellement ressemblant.
J'aime
quand tu te fais animal,
Sans
oublier d'être le mâle.
Quand
dans les dunes, dénudé,
Tu
oublies un moment ta dignité,
Au
milieu du chiendent des sables.
Là,
tu oses te mettre à table,
Pour
devenir cette chienne,
Que
je rêve de faire mienne…
Je
t'observe en train de poser,
Sans
fausse pudeur ni timidité.
Tu
fais ta louve en chaleur,
Tu
sais, que tu attises mes ardeurs.
J'aime
quand, telle une femelle
Tu
me montres tes jumelles,
Au
milieu desquelles se niche,
Ce
trou resté longtemps en friche.
Tes
couilles, alourdies de désir,
S'impatientent
de bientôt me servir
Le
nectar de ton corps fertile,
Que
me dispensera ton reptile.
Mais
pour l'heure, tu fais ta salope,
Et
de voir ta croupe, je me dope.
Tu
obéis, et prends la pose lascive,
Soumis,
mon désir de toi, tu motives.
Oui,
pour moi, prends bien la pose,
Que
de ce beau plan, je dispose.
Montre-moi
cet obscène qui m'obsède,
Que
par notre mariage, je possède.
Il
y a de quoi faire des envieux,
Les
curieux ne baisseront pas les yeux,
Pour
mieux voir cette belle croupe,
Capable
de rameuter les troupes.
Je
fais certainement plus d'un jaloux
D'être
devenu maintenant, ton époux…
Tu
fais de moi l'homme le plus heureux
Mais
aussi quantité de malheureux.
Ils
doivent souvent espérer partager
Avec
moi, ce trésor qui fait rêver…
Qui
me fait rêver…
Texte et photos: Christian Bailly
Tous droits réservés
04/08/2023
Je rêve
Loin de toi…
De mon jardin de prédilection, où j'aime m'égarer
Je rêve de ses charmes, qui me font tant d'effets.
Je rêve...
Du velours de ton cou, où je dépose mes baisers.
De tes mamelles de garçons, qui me font saliver,
De tes tétons arrogants, sous ma langue à la noce
Et dans ma bouche gloutonne, parfois si féroce.
Je rêve...
De ton ventre duveteux, où j'aime me glisser
Vers la soie de ton aine, qui m'invite par bonté,
Au carrefour de tes cuisses viriles, où grouille
Ton sexe insoumis, sur le coussin de tes couilles,
Pleines de ce plaisir que j'attends de voir éructer,
Dans ma bouche de mari gourmand, et dévoué.
Je rêve...
De sentir dans mes mains, les rondeurs de tes fesses,
De les écarter pour faire bâiller d'envie, je le confesse,
Ton cul, tant il inspire, la muse lubrique de mon désir.
Là, sous mon doigt humide, je le sens vibrer et gémir.
Et pourtant... Il n'ose pas passer le pas, se risquer
Vers ces ivresses des profondeurs encore ignorées.
Alors, propret, tu me l'offres, pour qu'il se décomplexe,
Sous ma langue, pendant que tu branles ton sexe,
Jusqu'à jouir…
Sur ma face béate de plaisir…
Christian Bailly
Tous droits réservés
jeudi 3 août 2023
Loin...
Loin du monde qui s'agite
Des touristes qui s'excitent,
Des paillotes endiablées,
Assis, sur la plage esseulée,
Je pense à toi..
Les flots apaisés, mais bavards, me parlent de toi.
Une multitude d'étoiles muettes scintillent dans les cieux
La lune, pâle, baigne la plage de son rayon blafard.
La nuit nous sépare, ce soir, je serai seul dans mon lit.
Après ce jour caniculaire, la brise est une caresse,
À laquelle je me prête en pensant à toi, à nous.
Le refrain lancinant des vagues berce mes pensées.
Je goûte cette solitude comme un cadeau précieux,
Elle me permet de communier avec dame nature.
Elle, elle, ignore mes divagations de poète solitaire.
La conversation est à sens unique, elle impose sa voix
À mes insondables turpitudes, silencieuses et vaines.
Pourtant, c'est à ses pieds que je trouve l'inspiration
Venue d'ailleurs, de je ne sais où, et qui m'assaillent,
Jusqu'à ce que je reprenne ma plume et mon parchemin.
Alors, je médite, sur le devenir de ce monde après ma mort,
Mais les derniers mots qui me viennent valent de l'or
Et toujours des "Je t'aime"
Tous droits réservés
Christian Bailly
02/08/2023







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