Mon ami, ici, tu trouveras toute ma vérité, sans florilège , celle de mon corps et de sa réalité, en toute modestie, celle de mon vécu impudiquement dévoilé avec humilité dans la simplicité de mes poésies, celle de cet amour qui me fait vivre intensément le bonheur d'être enfin celui que j'ai toujours été, celle de mes désirs irrépressibles d'hommes pour les hommes, celle de mes plaisirs d'hommes donnés par les hommes et en particulier par mon homme.
jeudi 16 juillet 2020
Je t'aime…
jeudi 9 juillet 2020
Partage
Sous les mêmes cieux, à cent lieux l'un de l'autre,
Les amants séparés contemplaient l'azur,
En pensant l'un à l'autre…
Allongés dans l'herbe haute, leurs corps nus alanguis,
Abandonnés aux caresses de l'astre céleste, s'appelaient.
Respectivement, au-dessus de chacun, leur âme planait
Inspirant les désirs esseulés et brûlants d'amants transis.
Une brise légère insufflait aux oreilles des amoureux
Les mots d'amour envoûtants tant de fois échangés,
Elle s'attardait sur leur chair insatisfaite et agitée
Demandeuse des bienfaits des plaisirs langoureux.
Sous les mêmes cieux, à cent lieux l'un de l'autre,
Les amants séparés contemplaient leurs envies,
S'extasiaient de cet auguste présent fait par la vie,
En pensant intensément l'un à l'autre…
Leurs mains, sagement étalées dans les fleurs sauvages,
Bientôt, succombèrent à leur demande persistante,
S'abandonnèrent aux exigences mutuelles, en attente,
À leurs envies, qui en eux, sourdement, faisaient rage.
La nature, inspiratrice et complice, se faisait le messager
De leurs aspirations et conspirait pour leur bon plaisir,
Dispersant au gré du vent, parfums enivrants à saisir,
Et caresses audacieuses sur leur nudité émoustillée.
Sous les mêmes cieux, à cent lieux l'un de l'autre,
Les amants séparés partagèrent leur félicité,
En pensant fougueusement l'un à l'autre…
Sauvagement, bientôt, ils unirent leurs mutuels desseins
De s'aimer ; dans un même élan, ils partagèrent leur libération …
Leurs âmes réunies planaient respectivement à l'unisson,
Au-dessus de chacun, inspirant de leurs sentiments le même destin.
Au-delà du chagrin d'être cruellement séparés par la vie,
De leurs amours solitaires, mais en totale communion,
Ils tiraient la force de faire prospérer, de leurs âmes, la fusion,
En attendant le bonheur proche d'être enfin à jamais réunis.
Sous les mêmes cieux, à cent lieux l'un de l'autre,
Ils contemplaient leur indicible Amour…
De son avènement, bientôt arriverait le jour
Ils y pensaient immensément… L'un et l'autre…
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
02/07/2010
jeudi 25 juin 2020
Conjugaison
Pour n'avoir jamais à te dire "je t'ai aimé",
Je ne veux conjuguer mon Amour qu'au présent,
Au fil des jours, que je passerai à tes côtés.
M'amnistier de mon passé tout simplement.
Il hante mes jours et mes insomnies.
Mon funeste passé antérieur, l'oublier
Et effacer mon passé pas si simple, aussi !
Avec toi, je ne veux point de l'imparfait
Mais envisager de t'aimer en harmonie
Dans un futur simple, à tout jamais !
Quant au plus-que-parfait, qu'il soit honni !
Pas de "je t'aime" non plus, au futur antérieur,
Ça sonne comme un regret, une déception.
Aimer au subjonctif, serait une erreur,
Il a trop d'incertitudes et d'obligations …
Ne parlons pas d'impératif entre nous,
Notre Amour ne sera que suggestions.
Enfin, j'oublierai les temps du conditionnel,
Mon amour irrationnel est sans condition.
Au présent… Je t'aime… À la folie!
Au futur… Je t'aimerai… Pour toujours !
Ainsi se conjuguent nos vies !
Ainsi se conjugue notre Amour !
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
30/06/2010
vendredi 19 juin 2020
Le Bonheur
Le Bonheur, c'est toi !
Ce serait de me réveiller ma main dans ta main,
Sentir les effluves de tes rêves, se mêler aux miens,
Voir tes yeux s'étonner de s'ouvrir dans les miens,
Voir un rayon de soleil venir se poser sur ton sein.
Le bonheur…
Pour moi… Ce serait de combler ton désir,
Le regarder au petit matin ressusciter et le saisir,
M'extasier de le voir s'encanailler et l'asservir,
Le servir, enfin, lui offrir les vertiges du plaisir.
Le bonheur…
Pour moi… Ce serait de partager avec toi l'instant
Qui passe fugace, insaisissable, mais passionnant,
Oublier les autres, m'oublier pour toi, oublier le temps,
Pour contribuer à ton contentement à tout moment.
Le bonheur…
Pour moi… Ce serait, de cette vie partagée, m'extasier,
La remercier pour sa clémence, pour sa générosité,
Pour la bonne fortune que j'ai à vivre à ta proximité,
Pour cette étoile qui trace enfin mon destin à tes côtés.
Le bonheur…
Pour moi… Ce serait de te prouver chaque jour,
Du soir au matin, l'intensité de tout mon Amour,
La dévotion assurée de mon âme à tes atours,
La véracité de mes longs discours.
Le Bonheur ?
Mon Bonheur ?
Ce serait… Devenir l'humble artisan de ton Bonheur.
Photos et texte : Christian Bailly
Tous droits réservés
25/06/2010
samedi 13 juin 2020
Mea-culpa !
Je suis ce que je suis... Aujourd'hui !
C'est-à-dire peu de chose... En vérité
Mais quand de moi sera repue, la vie,
Je ne veux, pour mon humble postérité,
Que le cœur de ceux que j'ai aimés
Qui m'ont honoré de leur amour,
Être oublié de ceux qui m'ont détesté
Et de toute sorte de vautours.
Point de mausolée, point de pierre,
Que l'on se sente le besoin de visiter,
Pour venir y faire quelques manières,
Pour y déposer des fleurs condamnées.
J'attends simplement pour mon trépas
La ferveur des flammes, et pas de pitié !
Qu'elle ne fasse de moi pas plus de cas,
Que la nature en fait à toute autre destinée.
Si de mon vivant, j'ai pu vous offenser
Ne soyez pas, le restant de vos jours,
Contre moi, indignés et encore contrariés,
Ou à chercher, en vous, quelques détours.
Rien ne vaut d'aussi longues querelles !
Soyez indulgents, grand bien vous fasse !
Je ne fus, ici-bas, qu'un homme rebelle !
En moi, de haine, pas la moindre trace…
Un homme, rien de pire…Mais rien de mieux !
À mon dernier souffle, entendez seulement
Mon mea-culpa, mon regret pour ce contentieux,
Ne pas vous avoir tous aimés suffisamment !


Photos et texte Christian Bailly
Tous droits réservés
22/06/2010































